Krzysztof Szalek 2015

Krzysztof SZALEK

Pigmenta

10 DÉCEMBRE 2015 – 16 JANVIER 2016
La galerie est fermée jusqu’au 5 janvier inclus.

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C’est avec plaisir que la galerie Pascaline Mulliez vous présente aujourd’hui un ensemble d’œuvres extrait du travail de Krzysztof Szalek et ressorti des recoins plus ou moins oubliés de son atelier.

Pour expliquer son parcours, lors de ma dernière visite, le peintre me fait découvrir une série de toiles des années 1994-1998. Un premier ensemble en a été montré en 1995 à l’espace Atria, au centre d’art de Rueil Malmaison : le commissaire d’exposition, Pierre-Jean Sugier, y organise écrits où, à des pages manuscrites, photographiées par Magorzata Lempicka-Brian, de poètes russe, allemand, polonais, espagnol, tchèque et français, est confrontée cette suite qui se veut une rupture radicale pour Krzysztof Szalek.

Ce sont de petits formats à la matérialité très travaillée : le peintre a sciemment mélangé pigments, acrylique, émail, huile à des produits pharmaceutiques. La matière est granuleuse, brillante, sablonneuse, parfois impénétrable. L’ambition de l’artiste est de rompre avec la figure qu’il veut retrancher de sa peinture. Pour lui, c’est alors une époque de césure liée à un contexte existentiel difficile, pour ne pas dire dur.

Ne pas rechercher l’esthétique est donc l’exigence, voire le mode opératoire, de Krzysztof Szalek dans l’ensemble qui sera aux murs de la galerie en ce mois de décembre.

Pascaline Mulliez
Paris le 5 décembre 2015

Ran ZHANG

Ran ZHANG

Natritine Gaze

6 NOVEMBRE – 5 DÉCEMBRE 2015

La galerie Pascaline Mulliez est heureuse de vous présenter l’exposition Natritine Gaze, un accrochage d’œuvres récentes de l’artiste Ran Zhang. Originaire de Tianjin (Chine) elle vit aujourd’hui à Berlin (DE). Après des études d’arts graphiques et de design dans son pays d’origine, elle décide de rejoindre les Beaux-Arts d’Amsterdam (NL) où elle est invitée ensuite pour une résidence de deux années à la Rijskakademie (2011-2013).

STATEMENT

« Toute information -à un moment donné- fait partie de notre conscience, ce qui fait de l’expérience consciente à la fois ce qu’il y a de plus familier et de plus mystérieux. »¹

Dans ses derniers travaux, Ran Zhang tente de démontrer comment les fonctions de l’image peuvent être aussi un moyen de façonner notre perception. Elle se concentre sur la relation entre perception et image : au travers du seul regard sur la surface plane d’une image, l’expérience perceptive constitue une entité complexe. De la simple tache le regard se déplace à l’ensemble de l’image. L’esprit perçoit les informations, lesquelles interagissent avec la perception, le cognitif, l’affectif, le social, le culturel et le bagage historique propre à l’observateur. Elles prennent racine dans notre subjectivité, sont en constante évolution et se font événement dans notre esprit.

Les quatre œuvres Natritine Gaze (partie 1-4, 2014-15) ont pour base un fichier numérique composé d’environ 20 000 photographies prises au microscope. Elles donnent à voir un ensemble de substances -synthétiques ou naturelles- d’objets qui nous entourent : le plastique, le tissu, le papier, le métal, le bois, le caoutchouc, le sable, la pierre, le sucre, le sel, les épices, les pollens, les plantes, les insectes et les poussières domestiques. En combinant en une seule image les agrandissements, il devient possible de voir cet assemblage en un tout (grossi 200 fois).

L’image mélange impression jet d’encre, sérigraphie CMJN et peinture sur papier. Pour que soient équilibrés les deux procédés de perception à savoir la reconnaissance du sujet et la prise de conscience de l’image en tant que matérialité, il s’agit de trouver une position où chacun perd sa stricte définition.

Dans la série Anti-properties (2015), à partir du fichier numérique de Natritine Gaze, les images ont été refaçonnées de manière aléatoire. Imprimées soit par impression à jet d’encre soit en sérigraphie, elles sont recouvertes de lavis d’aquarelle. Le processus même du séchage réorganise la surface imprimée en créant de nouvelles formes, lesquelles sont ensuite recouvertes d’un lavis de peinture. L’acte de peindre se conforme alors à la façon dont un artiste peut suivre des yeux son modèle et transformer des formes en chimères, quelque chose comme un esprit qui prendrait corps.

Ran Zhang, octobre 2015
©galeriepascalinemulliez

1: Max Velmans et Susan Schneider, The Black Companion to Consciousness, 2008.

YOUNG INTERNATIONAL ARTISTS (Art Fair)

YOUNG INTERNATIONAL ARTISTS (art fair)

Le Carreau du Temple, 2, rue Eugène Spullier – 75003 Paris

DU JEUDI 22 AU DIMANCHE 25 OCTOBRE

Fondé en 2010 par Romain TICHIT, le salon international d’art contemporain YIA ART FAIR fête cette année sa cinquième édition et ré-ouvre à cette occasion ses portes du jeudi 22 au vendredi 25 octobre 2015 pendant la semaine de la FIAC et de l’OFFICIELLE dans le cadre exceptionnel de la halle du Carreau du Temple (2 000 m2 d’exposition), au cœur de Paris dans le quartier du Marais.

Orienté depuis sa création sur la découverte de la scène contemporaine émergente, le salon YIA ART FAIR s’impose cette année encore une fois comme le salon satellite à Paris.

Pendant 4 jours, le salon international d’art contemporain YIA ART FAIR accueillera un public estimé à plus de 20 000 personnes (professionnels de l’art, collectionneurs, artistes, amateurs d’art et curieux) pour présenter l’œuvre de plus de 200 artistes défendus par une sélection triée sur le volet de 65 galeries françaises et internationales (16 nationalités invitées : France, Allemagne, Roumanie, Etats-Unis, Japon, Chine, Suisse, Belgique, Italie, Royaume-Uni, Géorgie, Slovaquie, République Tchèque, Lituanie, Israël, Pays-Bas)

La galerie Pascaline Mulliez profitera de cette foire-événement pour montrer en France les œuvres de quatre jeunes femmes venant d’horizons variés : Elizabeth HAYLEY, photographe anglaise, Johanne Skovbo LASGAARD, artiste danoise créatrice d’installations, Katrin KOSKARU, peintre estonienne actuellement en résidence à l’annexe de la galerie, cité Griset, et Ran ZHANG, artiste chinoise vivant à Amsterdam.

Jean-Pierre RANSONNET 2015

Jean-Pierre RANSONNET

Nature/Nature

5 SEPTEMBRE – 24 OCTOBRE 2015

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La galerie Pascaline Mulliez est heureuse de vous présenter ici et pour une seconde exposition, un nouvel accrochage des œuvres de l’artiste liégeois Jean-Pierre Ransonnet.

Si en 2012 il nous avait été donné de découvrir au travers de l’exposition Jardins un ensemble conséquent de travaux où le trait nerveux, quasi obsessionnel – d’un stylo, d’une craie ou d’un crayon – investissait l’espace de grands et moyens papiers marouflés sur bois, cette fois, c’est un ensemble de peintures sur toile à base de pigments et de colle qui sera présenté aux murs de la galerie.

Une petite série de quelques quatre ou cinq toiles initie un mouvement tout à fait singulier au sein de cette peinture : couleurs acides, vives, contrastes accentués, espace découpé, étagé, quadrillé, lumière parfois creusant la surface de la toile ou bien l’effleurant. Au fouillis de formes par la gestuelle de l’artiste (main ou pinceau), Jean-Pierre Ransonnet oppose, en l’étageant, la géométrie d’un quadrillage de coulures à la fois hasardeuses et maîtrisées dans leur ordonnancement (Sapins, Jardin Jaune, Sapins Rouges).

Oppositions et contigüités, planéité. Le plan de la toile a été segmenté en deux plans qui se superposent et se différencient par le jeu des formes, les tonalités se sont acidifiées, nettement contrastées elles participent de cette nouvelle impulsion dans le travail de l’artiste liégeois.

Nature/Nature poursuit la thématique des Paysages, Jardins, Arbres et Sapins amorcée sous le vocable facétieux de Ça Peint. Au cœur de « ce circuit à cloche-pied entre autobiographie et inventaire »*, cet ensemble s’inscrit naturellement dans la séquence Lieux de cette mythologie individuelle, objet du travail mené inlassablement par Jean-Pierre Ransonnet.

Pascaline Mulliez
Paris le 30 août 2015

*Julie Bawin in « L’ Jean-Pierre Ransonnet, une biographie » éd. Yellow Now / Côté arts 2013

ROUGE ARCHIPEL

ROUGE ARCHIPEL

Une exposition collective en deux parties

Tristan BASTIT – Jean Lambert NOËL – Jean-Pierre RANSONNET – Ernesto RIVEIRO – Krzysztof SRODA

1ère partie : du mercredi 20 mai au samedi 20 juin
2e partie : du samedi 4 au samedi 25 juillet

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Une collective d’artistes de la galerie qui se fera en deux temps : du 20 mai au 20 juin puis du 4 au 25 juillet.

Rouge Archipel, deux termes extraits d’une liste de mots jetés sur des bouts de papier par les artistes participants.

Deux mots qui résonnent presque poétiquement

Une collective.

Rouge, une couleur.

Archipel, un territoire morcelé, éclaté en petits îlots.

Cinq artistes originaires de cinq pays différents : Argentine, Belgique, Canada, France et Pologne.

Peinture, photographie, sculpture, un ensemble d’œuvres tel un archipel, réunies, tenues par un fil : de couleur rouge.

Pascaline Mulliez

Paris, mai 2015

Ernesto RIVEIRO

Ernesto RIVEIRO

Paysages

19 MARS – 9 MAI 2015

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La galerie Pascaline Mulliez est heureuse de vous présenter, en ce mois de mars, le travail d’Ernesto Riveiro, peintre argentin arrivé en France dans les années 70.

Le diptyque a longtemps été pour l’artiste le moyen d’échapper à la tyrannie de la seule surface, unique et homogène, imposant a priori une spatialité de l’œuvre à venir. Le polyptyque se compose alors de deux planches de bois, soit deux temps de peinture séparés et distincts. L’association et l’assemblage des deux éléments travaillés séparément, verticaux pour la plupart, horizontaux parfois, sont le fruit de critères propres à l’artiste et finalisent l’œuvre en tant que telle.

Si l’on pose la question de la difficulté d’appréhender la surface blanche et nue de la toile (ou du bois), pour Ernesto Riveiro ce n’est pas le vide en soi qui pose problème, mais bien plutôt le trop plein de possibilités qui entraverait. Il s’agit donc pour le peintre de retrancher, de débarrasser, d’éclaircir et de simplifier une masse d’actes potentiels de peinture.

Le geste pictural chez Ernesto Riveiro est un geste graphique : l’artiste dessine un parcours sur la surface de la toile. Le pinceau engage un mouvement, ébauche une forme, suspend son élan, reprend, se disperse en une constellation de tâches, laisse la couleur se répandre en longues traînées puis opacifie ici, griffe là, érafle, tisse aussitôt une trame en une géométrie non aboutie, fantasque et mouvementée.

Les formes qui en émergent tendent vers l’archaïsme et l’extrême simplification, elles façonnent une cartographie de l’espace pictural plutôt qu’un paysage, une sorte de géographie sans hiérarchie dans le plan. L’artiste pose, applique et superpose ; advient une profondeur qui laisserait apparaître les repentirs, si tant est qu’il s’agisse bien là de repentirs.

C’est une peinture qui sollicite nos imaginaires mais qui jamais ne les satisfait tout à fait. Le regard s’y laisse piéger dans un enchevêtrement de lignes d’où pourrait surgir une forme que le peintre retient, voire enfouit, sous la trame de ses gestes. Narrer n’est pas le propos ici, le réel dans l’œuvre d’Ernesto Riveiro, c’est la peinture.

Parmi les grandes figures de la peinture contemporaine argentine, on imaginerait bien un dialogue possible entre Riveiro et des artistes comme Sarah Grilo ou Luis Felipe Noé.

Un ensemble de grands formats sur toile, montrera aux cimaises de la galerie les préoccupations les plus récentes de l’artiste argentin.

Pascaline Mulliez

Paris le 9 février 2015

Art Paris Art Fair 2015

ART PARIS ART FAIR, stand B18

Grand Palais, Avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris

DU JEUDI 26 AU DIMANCHE 29 MARS

Du 26 au 29 mars 2015, Art Paris Art Fair constitue le temps fort de l’actualité parisienne. Art Paris Art Fair invite à la découverte et dévoile une autre géographie de l’art qui passe par Casablanca, Bangkok, Moscou, Munich, Sarajevo, Zürich ou Singapour…

La galerie Pascaline Mulliez profitera de cette foire-événement pour montrer en France les œuvres de Jean Lambert NOËL, sculpteur québecois installé à Paris, et les peintures de Katrin KOSKARU, jeune peintre estonienne actuellement en résidence à l’annexe de la galerie, cité Griset.

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Jean Lambert NOËL

Jean Lambert NOËL

Rêveries mathématiques

5 FÉVRIER – 7 MARS 2015

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Nous étions voisins, cité Griset. Jean Noël avait pris l’habitude d’accepter un café de temps en temps, à la galerie, lors de ses rares apparitions à Paris. Un jour je suis passée à l’atelier, et ce fut une surprise, même un véritable étonnement. Il m’a fallu du temps, un déménagement aussi, pour enfin proposer au sculpteur de montrer dans la nouvelle galerie ce travail si singulier. Singulier parce que, habituée à penser la sculpture en terme de masse, en tant qu’emprise au sol, comme objet autour duquel je peux tourner, je m’étais trouvée devant un ensemble d’œuvres légères, littéralement aériennes, la plupart accrochées aux murs ou au plafond de l’atelier.

C’est le matériau de récupération que Jean Noël travaille en un premier temps (plaque ondulée de PVC, éléments plastiques, morceaux de tôles, structures métalliques, tissus, résine, carton etc.) pour réaliser une série de volumes esquissés, pourrait-on dire, en creux. « Tension-compression » fait la trame de ces recherches. S’y contredisent la dureté rectiligne d’une barre de bois et l’ondulation d’une plaque de PVC, la souplesse d’un tissu et la rigidité d’une tige d’acier. L’œuvre peut amorcer un mouvement, ample certes mais stoppé en un frêle équilibre, scandant subtilement l’espace dans lequel elle se trouve. Équilibre souligné par les rapports de tonalités de couleurs franches que le sculpteur passe sur certaines parties de ses travaux.

« Construction » est l’autre temps de la sculpture de Jean Noël. En une géométrie rudimentaire, le volume, toujours en creux, est un assemblage de formes morcelées de par les matériaux constitutifs ou le découpage de cartons (plume ou ordinaires), que l’artiste recouvre d’une couleur quasiment atone.

Fixées au mur à l’aide de simples épingles, les tout derniers travaux, petits à être tenus dans le creux de la main, se sont vus recouvrir d’un blanc qui ne leur laisse plus qu’un léger froissement volumétrique pour dire leur seule présence.

L’idée serait-elle que l’œuvre soit désormais si éthérée, si ténue, que le regardeur pourrait bien passer à côté sans la voir ?

Pascaline Mulliez
Paris le 6 janvier 2015