Jeffrey SILVERTHORNE

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Perpetual studies, le désir ne meurt jamais

 

Depuis plus de quarante ans, Jeffrey Silverthorne a choisi de situer l’essentiel de son œuvre dans le dialogue entre l’artiste et son modèle, que ce soit dans un intérieur, à l’atelier ou dans une chambre, dans un espace abstrait comme dans des lieux publics. Différentes pratiques photographiques conduisent à ces huis-clos. Le photographe peut mettre en scène son modèle, il travaille avec des acteurs, réalise certains montages à partir de clichés vernaculaires, ou bien encore traite de sujets plus documentaires au travers de mises en scène évoquant les poses classiques de l’histoire de l’art. Chez lui l’image est posée, composée, jouée : performée. Le nu érotisé domine son œuvre, tout comme l’autoportrait qui figure dans nombre d’images de ses derniers travaux. Son art peut être à la fois distancié et redoutablement direct.

Sa célèbre série Morgue Work (1972-1991) concentre cette esthétique où quotidien et universel se rejoignent. Traitant les corps comme des sculptures funéraires, indiquant les causes de la mort, l’artiste transforme des victimes de faits divers en gisants modernes. Lorsqu’il introduit des photographies directement ou bien par montage ou collage, auprès des cadavres dans la série Letters from the dead house, il rejoint l’idée de rite funéraire.

Jeffrey Silverthorne semble toujours chercher, jusque dans le corps mort ou vieillissant, jusque dans les zones sombres du désir et parfois du grotesque, le pouvoir du geste créateur. Car ce que montrent les images ce ne sont pas des “sujets”, classiques ou documentaires, mais des études (studies). C’est là où se cache le sens de cette œuvre si homogène : Jeffrey Silverthorne donne à voir le travail de l’artiste, ses mécanismes et ses motivations. Il ne s’agit pas d’essentialiser l’œuvre du photographe, mais de comprendre comment, par un dispositif photographique qui s’apparente au tableau vivant, il fait dialoguer l’histoire de l’art et la photographie autour du thème du désir. […]

Michel Poivert
Septembre 2016

Extrait du catalogue : Jeffrey Silverthorne – Studio Work – Paris, novembre 2016

 

Perpetual studies, desire never dies

For over forty years, Jeffrey Silverthorne has situated the essential part of his work in a conversation between artist and model, whether in an interior, at the studio or in a room, in an abstract space or in a public place. Different photographic practices lead to this in camera dialogue. The photographer may stage his model or work with actors, make montages with vernacular photos, or treat more documentary subjects by choosing settings that evoke classic poses of art history. In his photography, the image is posed, composed, played: performed. The eroticised nude dominates his work, and also the self-portrait which is present in many pictures of his latest work. His art can be both detached and formidably direct.

His famous series Morgue Work (1972-1991) is a concentration of this aesthetic where daily life and the universal come together. By treating the bodies like funerary sculptures, indicating the cause of death, the artist transforms the victims of ordinary events into modern recumbent effigies. In the series Letters from the Dead House (1986-1991), where Silverthorne inserts photographs into those of the corpses, he approaches the idea of the funerary rite.

Going as far as the dead or aging body, the dark side of desire and sometimes even the grotesque, Jeffrey Silverthorne seems to be constantly seeking the power of the creative gesture. His images do not show classic or documentary ‘subjects’, they are studies. This is where the meaning of this very homogeneous œuvre is hidden: Jeffrey Silverthorne shows how the artist works, his mechanisms and his motivations. What matters here is not essentializing the photographer’s work, but understanding how – through a photographic approach that resembles the tableau vivant – he is able to engage the history of art and photography in a conversation around the theme of desire. […]

Michel Poivert
September 2016

From exhibition catalog:  Jeffrey Silverthorne – Studio Work – Paris, november 2016

Marie Cécile Aptel et Vincent Hawkins septembre 2016

Du  8 septembre – 22 octobre

Vincent HAWKINS 

Say The Right Things

CHANGEMENT d’adresse !!

47, rue Chapon 75003 Paris

(parallèle à la rue de Montmorency)

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  Parution du catalogue d’exposition
Vincent HAWKINS, Say The Right Things
texte et entretien : Laurent BOUDIER
édition septembre 2016

[…] Dans l’atelier je regarde l’agencement de ses origamis si légers que les pales d’un ventilateur d’été les font s’animer doucement. Petites feuilles d’une ramure de couleurs, animées du souffle dans l’espace. Est-ce que le vent est la preuve de la légèreté de ces papiers ? Ou est-ce que c’est leur légèreté qui désigne plutôt ce petit vent qui passe, que je ne sentais guère et que je vois désormais ? C’est, sans douter, ce que Vincent Hawkins espère à propos de la couleur même. Tant il évoque, à maintes reprises le long mur de son atelier où viennent se loger, au gré des inventions, les frêles oiseaux de couleurs, les petits plis, les gouaches et morceaux de cartons, sur le lit blanc de la brique peinte. […]

 

Laurent BOUDIER
Juillet 2016

Extrait du catalogue Vincent Hawkins – Say The Right Things – septembre 2016

 

Marie-Cécile APTEL

In Trash We Trust

42 rue de Montmorency, 75003 Paris

MCA webnews

[…] une vielle robe trainait à l’atelier, destinée à finir en chiffon, donc un soir je l’ai prise sur mes genoux, et j’ai trouvé les tâches pas mal et j’ai continué… Ça m’a plu, je me suis prise au jeu, et moi qui ai beaucoup de mal à faire des petits formats, là, dégagée du cadre trop petit et rigide du châssis, pas de problème. […]

[…] Les toiles pliées c’est un peu différent, ce sont des essais (transformés) sur des toiles, dernières tentatives avant la poubelle ! Comme pour les vêtements, il faut que la peinture prime sur le « bricolage ». Et ça me convient bien cette nouvelle liberté, légèreté, il est évident qu’on aborde la toile différemment, et tout ce qui casse les habitudes est bienvenu. […]

 

Pascaline MULLIEZ – Marie-Cécile APTEL
Août 2016

Entretien  – extraits du communiqué de presse

 

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Archipel #2

Archipel #2

La Galerie Pascaline Mulliez est heureuse de vous présenter Archipel #2 du 7 au 30 juillet 2016.

 

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Johanne Skovbo Lasgaard 2016

 Basic RGB

Johanne Skovbo Lasgaard

Hazy Memory Pool (1)

 

Interview de Johanne Skovbo Lasgaard à la galerie pascaline mulliez par Newsart Today TV

Exposition: 4 MAI –  18 JUIN 2016

Évènement: les Jeudis Arty: jeudi 2 juin 2016 à partir de 18h00.

 

Avec le soutien de la Danish Arts Foundation, La galerie pascaline mulliez est heureuse de vous présenter Hazy Memory Pool (1) de la jeune artiste danoise Johanne Skovbo Lasgaard.

La préparation de l’exposition a nécessité une résidence à Paris soutenue financièrement par la fondation danoise.

Hazy Memory Pool (1) est la première étape d’une exposition présentée d’abord à Paris à la Galerie Pascaline Mulliez, puis cet automne à Copenhague (Danemark) à la galerie Marie Kirkegaard.

Lors du salon de la Jeune Création Européenne (JCE) à Montrouge en octobre 2015 Johanne Skovbo Lasgaard représentait le Danemark.

Jeu de porosités entre matériaux, accumulations et jeux de couleurs sont à l’œuvre dans un travail qui se veut essentiellement expérimental. La relation au corps dans le processus de création est au cœur des préoccupations de l’artiste.

Johanne Skovbo Lasgaard est défendue au Danemark par la galerie Marie Kirkegaard – galerie de référence pour l’art contemporain expérimental danois – implantée depuis 2013 dans le centre de Copenhague.

Pascaline Mulliez

Mai 2016

En couverture:

Indigo Balance, 2016, cire et pigment, 70 x 8 x 8 cm

Silver Doodle, 2016, feuille d’aluminium, 35 cm de diamètre

Magenta Pool, 2016, plâtre, acrylique, encre, 35 x 20 x 7 cm


With the support of the Danish Arts Foundation, the Pascaline Mulliez Gallery is pleased to present Hazy Memory Pool (1), an exhibition of the young Danish artist Johanne Skovbo Lasgaard.

The preparation of the exhibition necessitated a residency in Paris, which was financially supported by the Danish foundation.

Hazy Memory Pool (1), currently shown at the Pascaline Mulliez Gallery, is the first phase of an exhibition whose second phase will be presented at the Marie Kirkegaard Gallery in Copenhagen (Denmark) in the fall.

In October 2015, at the Young European Creation (JCE) event in Montrouge (France) Johanne Skovbo Lasgaard represented Denmark.

The interplay of the porosity of materials, accumulations and colors are at work here in a process mainly intended to be experimental. The rapport with the body in the act of creation is  a core concern of the artist.

Johanne Skovbo Lasgaard is represented in Denmark by the Marie Kirkegaard Gallery – a gallery of reference in Danish experimental contemporary art – which was established in 2013 in the center of Copenhagen.

Pascaline Mulliez

May 2016

Coverage:

Indigo Balance, 2016, wax and pigment, 70 x 8 x 8 cm

Silver Doodle, 2016, aluminium foil, 35 cm de diamètre

Magenta Pool, 2016, plaster, acrylic, ink, 35 x 20 x 7 cm

Hélène MUHEIM 2016

Hélène MUHEIM

Pnøma

Vernissage samedi 9 AVRIL 2016 à 16h30

Exposition: 6 AVRIL – 30 AVRIL 2016

 

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« Ils vont ! Les horizons aux horizons se succèdent, Les plateaux aux plateaux, les sommets aux sommets. On avance toujours, on n’arrive jamais »

Hugo, Les Châtiments

Essayer de partir du degré zéro du paysage, du degré zéro de l’image, pâle copie de la nature, pour en venir à s’interroger sur le moment de son émerveillement et sur la façon que nous avons de procéder à son maintien. Dans une société déterminée par la prédominance de la raison, une raison dont on ne saurait plus s’affranchir complètement, dans quels territoires peut encore s’immiscer le merveilleux ?

Lieu du proche et du lointain, lieu de mémoire, le paysage appelle une évaluation multiple qui nous force à redéfinir les rapports entre la nature et l’être. Il est le miroir des relations de l’homme avec la nature, la plaque photographique sur laquelle il a laissé une trace, une histoire à raconter. Morceau de «pays», arraché du regard à la terre, mais qui donne à lui seul la mesure de notre présence au monde.

Le paysage perçu est toujours doublé d’un paysage imaginaire. Derrière tout paysage il y en a un autre à découvrir. Lieu qui est un non-lieu, utopie du désir, qu’aucun déplacement dans l’espace ne permet de rejoindre. Un ailleurs promis par l’horizon qui ne serait qu’une chimère parmi d’autres, une limite qui ne cesse de reculer mais qui, à la suivre, nous reconduirait sur nos pas, condamnés à l’errance.
L’horizon est le lieu de l’autre, donc devient objet de désir : «Il m’arrache à l’illusion d’un espace autarcique pour m’ouvrir à la dimension du désir et à celle du possible», dit Claudel.

L’horizon constitue en lui-même le lien entre l’espace invisible et le sujet qui le regarde. Il devient la marque de sa présence au monde et la pulsation même de son existence. De même, le paysage ne prend consistance qu’au regard d’un sujet observateur. Tout horizon est fabuleux écrit Michel Collot. C’est la frontière qui permet au guetteur de s’approprier le paysage et de le définir comme son territoire, comme espace à portée de regard et à disposition du corps.

Il peut laisser penser que le champ visuel se poursuit au-delà du cadre de la représentation. Il clôt le tableau tout en l’ouvrant dans des lointains noyés de blanc.

Ainsi, le paysage perçu est doublé d’un paysage imaginaire. La limitation de la visibilité en fait une structure d’appel nécessitant l’intervention du spectateur, qui doit y répondre par le mouvement. À travers ces voiles d’images sont les blancs qui permettent d’inventer. Car si l’œil pouvait tout voir, il n’y aurait rien à en dire.

Pnøma ; souffle fluide et insaisissable qui souffle où il veut, principe vital par lequel le corps est animé. Pnøma, ou Prana en Inde, c’est l’esprit aérien auquel on attribue la cause de la vie et par la suite des maladies.

Hélène Muheim
Notes et lectures, 2016

En couverture
Son âme est restée collée sous ma langue, 2015
Graphite et ombres à paupière sur papier
200 x 210 cm

Art Paris Art Fair 2016

La galerie Pascaline Mulliez présentera un solo-show de l’artiste polonais, Krzysztof SZALEK.

 

Grand Palais, Avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris

DU JEUDI 31 MARS AU DIMANCHE 3 AVRIL 2016

Art Paris Art Fair est le rendez-vous incontournable de l’art moderne et contemporain au printemps à Paris qui rassemble cette année 143 galeries de 22 pays. Fidèle à son concept du régionalisme cosmopolite initié il y a quatre ans, l’édition 2016 explore le territoire européen et ses scènes singulières de Marseille à Milan, de Munich à Zürich tout en accueillant la création venue de rivages plus lointains notamment d’Azerbaïdjan, de Colombie et d’Iran, non sans oublier la Corée, pays invité d’honneur.

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Katrin Koskaru 2016

Katrin KOSKARU

War Poem

4 FÉVRIER – 2 AVRIL 2016

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These moments of grace are rare in the Iliad, but they are enough to make us feel with sharp regret what it is that violence has killed and will kill again.

Simone Weil, The Iliad, Or The Poem of Force

BREAKING: New explosives heard

Explosives are converted to hot gases

This wave travels through the air,

Through bodies, around corners and over walls

Talk of humanitarian crisis

How can we fail to realize

@ammar82 30 Oct 2015

“Yemenis are sticking to the bad habit of firing hysterically in weddings.

As we don’t get enough fire falling from the skies!?

#WarLife”

At least 20 people were injured

Most members of the opposition

Local media reported more blasts

With another ceasefire ended

Look, this is the flag here

When you came here, the civil war started

Most elite troops

Four suspected attackers dead

Special operations forces carried out 324 JCET missions

I was a drone warrior

Warplanes are carrying out regular bombing raids

It will not join peace talks

BREAKING NEWS:

Zero point, concentrated explosive atomic energy

Atomic light

Could influence heavy weapons employment

Louis Bourgeois on her fathers pebble collection

He said:

Every time I have a beautiful moment, it proves

To me that life is worth living,

And in gratitude I put a pebble in the box

War and the poem.

Katrin Koskaru, February 2016