Tristan BASTIT

6 SEPTEMBRE – 25 OCTOBRE 2014

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La  galerie Pascaline Mulliez  est heureuse d’ouvrir son nouvel espace du Haut Marais par une exposition de Tristan Bastit.

Peintre, graveur et pataphysicien, il a très vite choisi, plutôt que de persévérer aux Beaux-Arts, de suivre l’enseignement d’Henri Goetz.
Dans l’ensemble des œuvres exposées en septembre, on reconnaîtra la parenté. Tristan Bastit apporte densité et matière au vocabulaire de formes simples hérité de son maître. Le paradoxe étant que cette peinture rude nous entraîne vers les jeux de l’imaginaire, dont les titres sont partie prenante. Les couleurs et les formes, comme poussées les unes vers les autres, provoquent un insolite de la sensation relevant de la collusion entre réel et possible ; le plus modeste incident survenant à la surface de la toile pouvant faire événement.

Tristan Bastit ne hiérarchise pas l’apparition des motifs mais façonne des agencements singuliers, des équilibres déroutants. Ses compositions, où chaque élément semble conserver son autonomie, engendrent l’impression d’une “anarchie de la liberté”, d’autant que, pas plus qu’il ne s’impose un format unique, il ne se soumet à un cadre formel rigide : ses références sont aussi multiples que sa filiation est plurielle. Ouverte à l’éventuel, sa peinture n’est ni prétexte, ni ornement, mais espace subjectif qu’il élabore au moyen d’une palette très large. Ses verts, ses bleus, ses roses, ses jaunes, mais aussi ses bruns et ses gris, dont il semble traquer les potentialités imaginaires, deviennent des sujets à part entière, une matière à rencontre fortuite.

Nathalie Epron, Sylvie Moreau, Pascaline Mulliez
Juin 2014