Jeffrey Silverthorne

Entretien avec Jeffrey Silverthorne (1) : « Ce que j’aime dans la photo, c’est que c’est tellement facile de faire en sorte que ça nous échappe ! »

Par Olivier ROSSIGNOT
A l’occasion de l’exposition qui lui était consacrée à la galerie Pascaline Mulliez, Jeffrey Silverthorne nous a accordé une longue interview dont voici la première partie. Il y évoque ses débuts, son rapport à la transgression, sa manière de mettre en rapport photo et conception du monde, ainsi que la manière dont il utilise la mise en scène dans ses oeuvres. L’entretien eût lieu le 11 novembre 2016, soit quelques jours après l’élection de Donald Trump qui ne manque pas de le faire réagir.

Jeffrey Silverthorne

Jeffrey Silverthorne au fil du temps – Connaissance des arts

Jeffrey Silverthorne poursuit ici son travail sur le désir et la mort, poussant la représentation à l’extrême en exposant violemment la nudité de la jeunesse face à celle de la vieillesse. 

La galerie Pascaline Mulliez propose une quarantaine de photographies groupées par séries (de 2500 € à 15 000 €), réalisées entre 2006 et 2016. Durant cette période, l’artiste a évolué. Jouant d’abord sur le kitch et le grotesque, il s’accorde ensuite une intrusion dans l’histoire de l’art via des grandes thématiques, telle celle de Suzanne et les Vieillards ou celle de Lucrèce. La composition de l’image se précise, la futilité s‘évanouit pour laisser place à l’essentiel. Parfois, l’artiste se photographie dans des positions grotesques, comme dans ce cliché où il apparaît assis dans une bassine et se fait arroser. Autodérision ? Pas seulement. Jeffrey Silverthorne poursuit sa série le montrant avec son modèle, un dialogue qui se fige dans un éternel huis clos. Il s’expose dans sa nudité d’homme vieillissant face à de jeunes femmes très belles. D’autres fois ce sont des dames poudrées de blanc qui lui font face. Il ne porte rien, car dit-il, l’âge ne se travestit pas. Une réflexion sur le temps qui passe inexorablement.

 

Françoise Chauvin, Connaissance des arts

1er janvier 2017

https://www.connaissancedesarts.com/art-contemporain/jeffrey-silverthorne-au-fil-du-temps-1159824/

Jeffrey Silverthorne

Interview de Jeffrey Silverthorne dans lacritique.org

Jeffrey Silverthorne, Studio Work ou portraits choisis d’une rétrospective

Entretien réalisé le 10 novembre 2016 par Florence-Valérie Alonzo à la galerie de Pascaline Mulliez à Paris, en présence du photographe et de Béatrix de Koster, traductrice.

L’artiste américain né en 1946 expose à la galerie Pascaline Mulliez jusqu’au 7 janvier 2017 Studio Work, portraits choisis d’une rétrospective non linéaire de son travail depuis les années 1970. Portraits de femmes dénudées souvent en présence de l’artiste même, compositions colorées empruntant à la nature morte certains de ses codes, Jeffrey Silverthorne lorsqu’il photographie recherche : « une expérience physique, un terrain sur lequel les idées peuvent se confronter. »

Florence Valérie Alonzo : Dans certaines séries vous vous exposez habillé ou dévêtu aux côtés de vos modèles souvent dénudés. Vous tenez une poire à la main pour déclencher le cliché comme dans Kitchen work series (2006) ou Self-portrait as Artist (2007). Êtes-vous à la recherche du temps perdu ? Votre travail photographique est-il une tentative de temps retrouvé ?

Jeffrey Silverthorne : « Oui, il y a un passé collectif dans une certaine mesure …Peut-être que je cherche quelque chose que j’ai perdu, que j’aurais perdu… Il n’en reste pas moins que le plus important est le sens du regard. Voir comment les choses fonctionnent ou ne fonctionnent pas bien ensemble, comment elles s’intègrent, le contenu, son symbolisme et reliés à cela, la composition de la photographie, la lumière, et finalement le regardeur et la façon dont il appréhende la photographie l’aborde par rapprochements, par associations, par déductions etc. »

F.V.A : Peut-on dire de vos photographies qu’elles sont des natures mortes ?

J.S : « Oui, en tant qu’image. Mais il existe différents rapports à l’image. Si vous n’en connaissez pas les références en photographie, si vous n’êtes pas familier avec les références qu’elle suggère, le regardeur perdra quelque chose… Une partie du langage pour la comprendre se perd. La référence est avant tout un raccourci qui permet de parler de l’histoire de l’art, une histoire de l’être, de l’existence humaine, composée de nombreux systèmes de pouvoir et d’autorité ; exemples de références : Joseph Beuys, par exemple, la Mariée mise à nue par ses célibataires même de Duchamp, Rembrandt … la mythologie grecque. »

F.V.A : et Alfred Stieglitz ?

J.S : « J’étais particulièrement impressionné par son travail quand j’étais jeune. Mais que j’utilise désormais l’argentique ou le numérique, mon travail actuel n’est pas imitation de la peinture. Pour moi le numérique aujourd’hui offre plus de possibilités de faire ce que je veux faire que ne me le permettrait l’argentique.

F.V.A : votre autoportrait de 2012 ressemble à l’autoportrait de Bonnard.

J.S : « Je ne suis pas étonné que vous établissiez ce rapprochement…J’ai vu quelques photographies de Pierre Bonnard, mais je suis plus familier de sa peinture. C’est intentionnellement que je floute une photographie pour la situer en un temps indéfinissable, un temps qui n’appartient à aucune période bien spécifique. Yellow Veil (2007) par exemple, est le fruit d’une transformation. Tant que la photographie n’est pas donnée dans quelque temporalité spécifique, elle acquiert davantage en ouverture et en expressivité. Dans d’autres séries mes intentions relèvent plutôt du narratif, mais il ne m’est pas essentiel que chaque regardeur lise et fabrique la même histoire. Utiliser une lumière tamisée et par conséquent moins de contrastes permet plus de transformations, la liberté laissée est plus grande pour le regardeur. L’identification est primordiale. Il en existe deux sortes : on regarde l’objet et celui-ci entre en résonnance avec nous-même, notre intimité, notre intériorité. C’est ce qui m’intéresse et j’y reviens donc constamment. »

F.V.A : Certains de vos modèles ou vous-même avez le visage grimé de blanc… On dit parfois que l’inventeur de la photographie Niepce photographiait des fantômes et vous ?

J.S : « La plupart du temps jJe ne photographie pas les gens dans leur singularité, des individus ayant leur propre histoire. Dans Studio Work Mmes modèles sont des symboles. Qu’ils aient parfois l’aspect de fantômes est dû au fait que ce qui a été enregistré par l’acte de photographier n’existe plus désormais. Le moment photographié appartient au passé. Je recherche un instant qui dure plus longtemps, un moment hors du temps. Je recherche aussi une sorte de friction avec le regardeur dans l’idée de déclencher des tensions qui susciteraient une réflexion : ce qu’ont été les choses et ce qu’elles pourraient devenir. C’est cette tension qui est le plus importante pour moi. La photographie en elle-même n’est pas ce qui compte le plus. L’essentiel est dans la perception de celui qui regarde. Si certains de mes modèles ou moi-même sommes grimés de blanc, j’imagine que cela évoquera la figure du clown voire la figure du fou. Le clown arrive par accident. Il est ritualisé dans ses mouvements, plus accompli et en tant qu’acrobate il défie les lois de la normalité de la « gravité » psychologique. Et de la sorte il est à même d’ouvrir à proposer plus grand nombre de scenarii possibles. »

F.V.A : Quelles sont vos relations avec le modèle ? Dans la série Susanna and the Elders (2005) par exemple…

J.S : « Le modèle agit à la fois comme objet et comme miroir pour celui qui regarde. Il a un rôle de traducteur puisqu’il interprète ma mise en scène, et donc interprète ma direction d’acteur. Ce qui n’est pas forcément la même chose. De ce jeu peuvent naître des accidents. Il peut y avoir malentendu entre mes directives et ce que le modèle en comprend. Si ce que l’accident propose est meilleur que ma proposition initiale, il y a alors tout simplement une nouvelle mise en scène.

F.V.A : Dans Model with Blue Flowers and Watermelon (2006) ou dans la série Growing Older (2006), votre modèle est poudré de blanc, comme si elle portait un masque…

J.S : « Il y a plusieurs raisons à cela : en premier lieu c’est en raison de la spécificité de la personne, ensuite c’est une façon de mentionner l’intérêt que je porte au théâtre japonais, et enfin il s’agit aussi de capter la lumière. Par ailleurs et c’est important, on réduit ainsi les possibilités d’identification de l’individu, ce qui octroie plus de temps à la lecture de l’image.

F.V.A : Pour conclure…

J.S : « En vieillissant on peut devenir moins curieux des choses. Lorsqu’on est jeune on se satisfait plus facilement. En revanche, en vieillissant l’esprit est plus créatif et le plus important est la réalisation de ces créations de l’esprit. C’est ce que je m’efforce de faires dans mes photographies. La curiosité de regarder l’autre devient sensuelle et voluptueuse, et Le regard est sensuel dans le sens où c’est de là que naît la relation à l’autre. »

Florence Valérie ALONZO, lacritique.org

lundi 28 novembre 2016, Paris

http://www.lacritique.org/article-jeffrey-silverthorne-studio-work-ou-portraits-choisis-d-une-retrospective

Version anglaise originale below

The American artist, who was born in 1946, is showing his Studio Work at the galerie Pascaline Mulliez until 7 January 2017 ; this includes selected portraits from a non- linear retrospective of his work since the 1970s : portraits of women, often in the nude and often in the presence of the artist himself, colourful compositions that borrow certain still-life codes – when Jeffrey Silverthorne is photographing he is seeking ‘a physical experience, ground, where ideas can confront each other’.

F.V.A : In certain series, you can be seen dressed or undressed, next to your models who are often nude, and you are holding the shutter release of your camera, like in Kitchen Work (2006) or Self-portrait as Artist (2007). Are you seeking to recapture things past ? Is your photographic work an attempt to find what has been lost ?

Jeffrey Silverthorne : Yes, in a certain sense there is a collective past… Perhaps I am looking for something that I have lost, feel that I have lost… but what is most important is the meaning of looking, of seeing how things work and don’t work together, how they are integrated ; the most important is the content, its symbolism in relation to the composition of the photograph, then the light, and finally how the viewer approaches it with their associations.

F.V.A : Could one say that your photographs are still-lifes ?

J.S : Yes, with regard to the image. But there are different relationships possible with an image. If you don’t know the references of an image, if you are not familiar with the references it suggests, then the viewer is going to lose something… some of the language for understanding it becomes lost. The reference is first of all a short-cut for talking about the history of art which is a history of being complete with many systems of power ; examples include references to Joseph Beuys, to Duchamp’s la Mariée mise à nue par ses célibataires même, to Rembrandt … to Greek mythology.

F.V.A : and Alfred Stieglitz ?

J.S : I was more impressed by his work when I was young. Whether I use a film or digital camera now, my current work is not an imitation of painting. I find that digital cameras today offer more possibilities for what I generally want to do than film cameras.

F.V.A : The self-portrait you did in 2012 resembles Bonnard’s self-portrait…

J.S : I’m not surprised that you make this comparison… I’ve seen some of Pierre Bonnard’s photographs, but I’m more familiar with his painting. I deliberately made the photograph blurred because I wanted to situate it in an indefinite time, a time that does not belong to a specific period. Yellow Veil (2007), for example, is the result of a transformation. If a photograph is not set in a specific time, it becomes more open and expressive. In other series I’m more concerned with narrative, but it’s not essential that each spectator read and make the same story. By using subdued light, there is less contrast and more transformations are possible, and the spectator has more freedom. Identification is very important. There are two kinds : one looks at an object and there is resonance, it resonates within us, with our intimacy and interiority. That’s what interests me and keeps me returning.

F.V.A : The faces of some of your models and also your own face are sometimes covered with white… It has been said that the inventor of photography, Niepce, photographed ghosts. How about you ?

J.S : Often I don’t photograph individual people who have their own particular story. In this work my models are symbols, and if they sometimes look like ghosts it’s also because what is recorded, in the act of photographing, no longer exists. The moment that’s been photographed belongs to the past. I’m looking for a moment that lasts longer, a moment beyond time. I’m also seeking to create some sort of friction with the spectator in order to produce a tension that will encourage/ignite reflection, on how things were and what they could become, for instance. This tension is important to me. What counts the most is not the photograph itself. What is essential is how it is perceived by the person looking at it. If some of my models or I am covered in white, I think this is more evocative of the figure of the clown or maybe of the fool. The clown is created by an accident ; he is more ritualistic in his movements, more accomplished and, like an acrobat, defies the laws of normality of psychological gravity. And, as such, he can open a greater number of scenarios.

F.V.A : What is your relationship with your models ? In the series Susanna and the Elders (2005), for example…

J.S : The model is both an object and a mirror for the one who is looking. The model also acts like a translator since she/he interprets my staging, my mise en scène, and thus my directing. Which is not always the same thing. Accidents can happen playing this game. There can be a misunderstanding between my directions and how the model understands them. This accident can lead to a new mise en scène if what it proposes is better than my initial proposition.

F.V.A : In Model with Blue Flowers and Watermelon (2006) series Growing Older (2006), your model is powdered in white, as if she were wearing a mask…

J.S. : There are several reasons for this. First of all, it’s because of the specificity of the person, it’s a way of expressing my interest in Japanese theatre and, finally, it has to do with attracting light. It also reduces individual identification, which is important to have a longer time to read the image.

F.V.A : In conclusion…

J.S. : As people get older, they sometimes become less curious about things. When you’re young, it’s easier to be satisfied. But with increasing age you create more things in your mind, and the most important thing is to realise them. That’s what I work to do in my photographs. The curiosity of looking at the other becomes sensual and sensuous, and from that a relationship is created.

Florence Valérie ALONZO, lacritique.org

28 november 2016, Paris

Jean Noël

Jean Noël expose pour le dixième anniversaire de Nopoto

NOËL POUR TOUS 2016

NOPOTO fête ses 10 ans à La Couleuvre

Les 3 premiers week-ends de décembre, de 14h à 20h
15bis rue Parmentier 93400 Saint-Ouen

Métro : Garibaldi

Jeffrey Silverthorne

Portrait de Jeffrey Silverthorne dans Les Inrocks – le photoblog de Renaud Monfourny

Depuis une quinzaine d’années, Jeffrey Silverthorne, qui s’est toujours attaché à la représentation du désir, se concentre sur une théâtralité mise en scène dans son studio. Sa nouvelle exposition, Studio work (accompagnée d’un catalogue édité par la galerie) retrace son travail dans un remarquable ensemble ou le modèle et l’artiste écrivent des scènes de fictions abstraites mais ou l’on sent bien son attachement à l’histoire de la peinture et… à la question du vieillissement.

Jusqu’au 7 janvier, à la Galerie Pascaline Mulliez, 42 rue de Montmorency, Paris 3.

 

Renaud Monfourny,

Les Inrocks, 23 novembre 2016, Paris

 

http://blogs.lesinrocks.com/photos/2016/11/22/jeffrey-silverthorne-4/

Jeffrey Silverthorne

Jeffrey Silverthorne dans la rubrique Salon littéraire de l’Internaute

Jeffrey Silverthorne : game over

L’amorphe, l’inanité, le « blank »  de l’Anglais (cette couleur particulière, sorte d’ombre  étrange entre le brouillard et la transparence), le blanc et le gris créent chez  Jeffrey Silverthorne ni drame ni  jeu, ni envers ni  endroit, et pas plus un bien et un mal, un blanc et un noir. L’énergie des (rares) personnages encore vivant  se perd, se dilue, comme affaiblie en une extrême limite. Elle semble ni formatrice, ni conductrice tant son niveau est bas dans le pétrissage et le métissage de l’ombre.  Mais cette dynamique du creux porte l’image à la valeur d’aura et donne à l’œuvre sa paradoxale puissance.

 Jeffrey Silverthorne place  de la sorte sa recherche dans la dialogue  artiste et modèle au sein de huis clos parfois mortifères. Ils ramènent à la peinture italienne classique et baroque. Le photographe les évoque à l’aide de mises en scène performées par acteurs et actrices. Le nu féminin ou masculin et l’autoportrait dominent dans l’œuvre dont la plus célèbre série « Morgue Work » (1972-1991) concentre une esthétique du proche et du lointain. Le corps devient une sculpture funèbre sidérante de gisants postmodernes créés par des photographies « live » (si l’on peut dire) ou par montage. Jusque dans ces corps comme dans ceux de la vieillesse Jeffrey Silverthorne tente au-delà du monstre et de l’horrible à prouver que le désir résiste dans les dispositifs de tableau vivant. Ces narrations plastiques  créent en  leurs douteuses évidences des cassures dans l’absence de réaction aux dynamiques du réel. Mais les formes dépassent les dualités et oppositions vie/mort afin de montrer la complexion et la complexité du réel par ce qui en est apparemment le plus éloigné mais en charpente la critique subtile, poétique et intelligente.

Jean-Paul Gavard-Perret

16 novembre 2016, Paris

http://salon-litteraire.linternaute.com/fr/arts/review/1943219-jeffrey-silverthorne-game-over

Jeffrey Silverthorne

Un bel article sur Jeffrey Silverthorne dans Artpress

Connu pour ses sujets extrêmes, l’Américain Jeffrey Silverthorne présente plusieurs séries de mises en scène récentes.

De l’œuvre protéiforme et proliférante de près de cinquante ans de Jeffrey Silverthorne, la galerie Pascaline Mulliez montre des mises en scène réalisées depuis une douzaine d’années. L’Américain, très marqué à ses débuts par Diane Arbus, a délaissé les transsexuels, les prostituées et les macchabées qui peuplaient ses séries les plus connues (avant tout Morgue Work, 1972-91, et sa fameuse Woman Who Died in Her Sleep, 1972) pour des modèles souvent recrutées sur petites annonces. Pas moins saisissantes, ces mises en scène renouent avec une iconographie cryptée qui était celle de la série Silent Fires (1982-84), empreinte de récits bibliques ou mythologiques comme celui d’Orphée et Eurydice. Mais, à l’inspiration fantastique de cette série tellurique, les travaux récents préfèrent le grotesque. Telle est l’impression qui saisit le visiteur qui, dès l’entrée, tombe sur The Caucasian Staircase series et ses corps qui semblent avoir lourdement chuté dans les escaliers d’un espace réduit et surchargé. Cet espace, c’est le sous-sol de la maison de l’artiste. La cave est pour Silverthorne une image de l’inconscient mais, précise-t-il, de l’inconscient collectif jungien plus que du refoulement individuel. La distinction est d’importance car, même si le photographe se met presque systématiquement en scène avec ses modèles, et parfois seul, son œuvre n’est pas autobiographique : elle donne forme à des notions, comme la transgression, la transformation ou la transcendance. Des motifs se retrouvent d’une série à l’autre, à l’instar de l’escalier, symbole de l’ascension et de la chute, qui réapparaît dans l’espace, cette fois vide, du studio de la série Growing Older, ou des bigoudis qui auréolent les visages des modèles. Quand ils ne font pas les morts ou ne sont pas pris dans une posture ou une action dont la signification échappe, Jeffrey Silverthorne et ses modèles regardent l’objectif, c’est-à-dire, le visiteur en train de les regarder. Ainsi de ces trois photographies qui figurent une même jeune femme, plus ou moins vêtue d’une image à l’autre, qui, si l’on en croit les titres, couche un rêve sur le papier ou se prépare à rêver : c’est Silverthorne qui, tapi dans l’obscurité, l’éclaire de sa lampe de poche et nous fixe avec une insistance gênante. La question du regard est donc essentielle dans ces dernières séries. Se réduit-elle pour autant à la pulsion scopique, comme pourrait le laisser penser le titre d’une série emprunté au récit biblique de Suzanne et les vieillards ? Dans la préface du catalogue, l’historien Michel Poivert va plus loin : « Jeffrey Silverthorne nous met dans la position de désirer ce qu’il désire en tant qu’artiste. » De fait, les « dispositifs désirant » de Silverthorne sont « de véritables pièges où l’artiste et son modèle nous racontent l’histoire du désir de la photographie à devenir de l’art, à mimer les codes de l’art : une histoire érotique du rapport entre peinture et photographie, comme le serait un amour ancillaire (du maître avec la servante) ». Sans doute un peu sage dans sa forme, alors que la précédente présentation de l’œuvre à Paris, à la galerie VU’ en 2011, brouillait la chronologie et les séries et visait l’éclatement, cette exposition cohérente met en lumière de nouveaux enjeux de l’œuvre, comme la relation entre l’artiste et son modèle. Elle permet aussi de saisir les évolutions les plus récentes dont témoignent les beaux portraits d’une jeune femme en Lucrèce : Silverthorne ne renonce pas au récit que peut mettre en branle un titre, mais il se passe des accessoires et de leur symbolique réelle ou supposée pour laisser toute sa place à la seule présence, troublante, d’Aurora.

Étienne Hatt

Artpress

10 novembre 2016

http://www.artpress.com/2016/11/10/jeffrey-silverthorne-studio-work/

Tristan Bastit

Tristan BASTIT – Le dessin d’abord !

Du 25 septembre au 31 décembre 2016

 

Le dessin d’abord !

 

Ce projet est né de la rencontre avec trois artistes, Élisabeth Buffoli, Claude Cussinet et Jean-Loup Cornilleau, qui en assurent le commissariat en collaboration avec le Musée-Château Saint-Jean.
« Depuis les années 1960-1970, l’engouement pour le dessin n’a fait que croître ; son retour remarqué est toujours le thème d’importantes expositions nationales et internationales.
Ce regain d’intérêt résulte sans doute du fait que le dessin n’est plus perçu comme esquisse préparatoire mais comme une œuvre à part entière, exprimant souvent un maximum de choses avec une grande simplicité de moyens. »
« Comme l’annonce son titre, le propos de cette exposition n’est pas de réunir plusieurs artistes répondant à un thème théorique plus ou moins accrocheur, mais de se concentrer sur la pratique, la richesse de l’inspiration, la singularité du regard, la diversité des moyens d’expression, et pour paraphraser Gustave * « la force interne du style ». » *Gustave Flaubert (1821-1880)

L’exposition présentera un choix éclectique d’œuvres marquantes (dessins, gravures, estampes, éditions, documents) provenant de collections particulières (certaines issues de la région), de galeries ou directement d’ateliers, signées d’artistes incontournables, connus, moins connus ou à découvrir, ainsi que de prêts d’artothèques ou de musées.
La scénographie contribuera à évoquer l’atmosphère de cabinet de dessins où chacun pourra prendre le temps et le plaisir d’apprécier les affinités et les contrastes des œuvres présentées.

Parmi les auteurs pressentis, toutes périodes et styles confondus, après contacts pris avec plusieurs collectionneurs et galeries parisiennes ainsi qu’avec Maximilien Guiol, conseiller en art installé dans le Perche : Gilles Aillaud, Hans Bellmer, Buraglio, Cabu, Chaissac, Crumb, Dado, Degottex, Olivier Debré, Derain, Dubout, Max Ernst, Gérard Garouste, Giacometti, Raymond Mason, Michaux, Aurélie Nemours, Reiser, Sam Szafran, Tal-Coat, Alexandre Trauner, Tignous, Willem, etc (sont prévus une soixantaine d’auteurs, dont plusieurs illustrateurs, ainsi que certains dessins anciens prêtés par des musées.
Il est également prévu de présenter dans l’une des salles du musée un choix de dessins réalisés par les étudiants de quelques écoles d’art.

Des ateliers animés par Claude Cussinet, Élisabeth Buffoli et Jean-Loup Cornilleau seront programmés.
Édition d’un Petit Journal de l’exposition par le Musée-Château Saint-Jean 16 pages, quadrichromie, H. 23 x L. 20 cm ouvert L. 40 cm.

Château Saint-Jean
Rue du Château
28400 Nogent le Rotrou

Milos Sikora

Miloš Síkora et František Kupka à Beaugency

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L’ Ange Sur Le Toit
Loire-Finistère – Forêt Tropicale
Vernissage Jeudi 22 septembre
Exposition 17 septembre – 23 octobre
Église Saint-Étienne, place du Martroi,
45190 Beaugency

 

Proche du milieu surréaliste praguois sans pour autant être membre du groupe surréaliste tchèque – auteur, dans les années 60, de tableaux en noir et blanc, à la ligne épaisse et graphique – créateur, dans les années 70-80 d’objets et d’assemblages faits de ruches et de rebuts divers – Miloš Síkora partage désormais sa vie entre la France et la Bohême.

Son arrivée en France, à la fin des années 80, suivie de plusieurs voyages en Inde, marqua un tournant radical dans son œuvre. Avant tout, il s’agit de la rencontre avec une luminosité tout autre. Nous trouvons sur ses tableaux et dessins des motifs qui ont presque toujours une base réaliste. La plupart du temps, cette base est facile à discerner : des animaux – oiseaux, vaches, chiens, singes… – tel arbre, telle montagne, voire des stupas ou mandalas aperçus en Inde… Mais souvent, cette base est voilée, comme si l’on clignait les yeux, parfois même à tel point que nous n’arrivons plus à la reconnaître. L’intérêt de son œuvre vient justement de cette tension entre une base conçue de façon réaliste et une élaboration plus abstraite, où l’accent est mis sur la composition et la luminosité. Ce voile, donnant aux tableaux de Síkora leur ambiance si particulière – mystérieuse, parfois presque onirique, et pourtant si familière – découle d’ailleurs le plus souvent d’une variété de sources lumineuses ou de luminosités liées au climat, à la brume, au vent, à l’ondoiement de la chaleur…

 

Dans le cadre de la programmation « František Kupka (1871-1957) et Beaugency »

Krzystof Sroda

LAS NIE UPRZEDZA KRZYSZTOF ŚRODA

Sroda

Sortie de Las Nie Uprzedza
Édition Czarne, Varsovie, septembre 2016

Jean-Pierre Ransonnet

Paysages intérieurs

Exposition du 30 avril au 16 juillet 2016

du jeudi au samedi, de 14 à 18h et sur rendez-vous.

Les Drapiers, 68, rue Hors-Château, à Liège
Accès libre
Pour fêter à sa manière la réouverture du Musée La Boverie à Liège et son exposition « Plein air », la galerie Les Drapiers présente l’exposition intitulée « Paysages intérieurs », avec les plasticiens Lise Duclaux & Chris Straetling, André Goldberg, Jean-Pierre Ransonnet et Charles-Henry Sommelette.

Ces quatre univers artistiques, avec des médiums distincts et une sensibilité propre à chacun, interrogent différemment le rapport qui unit le sujet au monde, les définitions a priori, la manière de marquer l’environnement, de s’inscrire en lui. Si le terme « paysage » appelle en principe à une vérité du sujet par sa représentation, à une connaissance objective par l’observation, gravitent aussi autour la dualité entre topos (le lieu en lui-même) et chôra (l’espace ou le lieu qualifié), mais aussi les notions duelles d’intériorité et d’extériorité. Le paysage est un fait de culture, un fait de l’intime aussi.
La galerie propose un parcours à travers des paysages intérieurs, recouvrant chacun un espace d’exposition.
Les grands fusains sur papier de Charles-Henry Sommelette ouvrent sur une certaine dramaturgie, laissant venir l’étrange, un entre-deux à la lisière du visible. C’est précisément le processus de digestion des prises de vues photographiques et de leur retranscription par le dessin qui donnent à percevoir le paysage, comme une trace de présence et d’un agencement dans un territoire réel. Les objets des jardins et leur délimitation inscrivent l’archétype d’une absence, la trace d’une action qui ouvre le champ des possibles.
Lise Duclaux expose la seconde phase d’un projet d’observations et de réflexions, autour d’un terrain pour plantes sauvages et médicinales, réalisé avec l’artiste Chris Straetling et des résidents du Carrosse (foyer de vie pour adultes présentant une déficience mentale). Ce compte-rendu d’expériences conte les questionnements induits par le travail de cartographies, liant des territoires incertains entre la philosophie, les arts et les sciences empiriques. Les mauvaises herbes peuvent être la mise en abyme poétique des oubliés des sociétés, de ce qui apparaît original, déviant aux yeux d’un système.
Cette conception du mot comme potentiel à faire paysage chez Lise Duclaux étire des liens avec la sélection de peintures de Jean-Pierre Ransonnet qui les présente en séquence comme des phrases. Ces dernières établissent une densité picturale qui questionne le pouvoir des agencements de la pensée et du langage sur la matière. La gestuelle spontanée du peintre inscrit, tels les motifs d’un vocabulaire personnel, des formes et des couleurs, réalisant une forme d’immersion dans un environnement.
Les installations vidéo d’André Goldberg puisent leurs références dans le cinéma et la peinture classique. Les ressorts narratifs du paysage dans l’image de fiction sont exploités par une mise en tension de l’évocation d’activités ordinaires et l’absence de protagonistes. Le paysage recouvre une idée de vanité, « le vent l’emportera », le vent traduit la présence et lui survit.
Les Drapiers s’immergent dans ces paysages intérieurs et vous invitent à cette promenade.

Anna Ozanne / Les Drapiers

Jean-Pierre Ransonnet

Le Grand Large @ Liege.Be

Lithographies et drapeaux d’artistes : Boris Beaucarne, Jean-Marc Bustamente, Peter Downsbrough, Charley Case, Edith Dekyndt, Luc Deleu, Jot Fau, Michel François, Jean-Marie Mahieu, Jean-Pierre Ransonnet, Jose Maria Sicilia, Bernard Villers.

Exposition du 11 juin au 25 juin 2016

Quai 4 Galerie, 4 Quai Churchill, 4020 Liège

Vernissage vendredi 10 juin à partir de 17h00

Galerie Flux, 60 rue Paradis, 4000 Liège

Vernissage vendredi 10 juin à partir de 19h00

 

En collaboration avec les éditions Bruno Robbe et Daniel Dutrieux.

 

 

Gallery Event

Trio Polycordes

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Concerts à la Galerie Pascaline Mulliez Cité Griset:

 

Jeudi 2 juin 19H30:
Concert des étudiants du Trio Polycordes et de Françoise Demaubus

Programme :
Melpomène de Benoît Wery
Maura Knierim (harpe)

2e Arabesque de Claude Debussy
Scintillations de  Carlos Salzedo
Betuel Ramirez Velasco ( harpe)

Senbaï de François Rossé
Benjamin Colin (mandoline)

Lui – particule émiettée – corps partagé d’espace de Laure Escudier
Perrine Galaup (mandoline)
Paula Lizana (soprano)

Sequenza 11 de Luciano Berio
Tellur de Tristan Murail
Shin-Ichiro Tokunaga (guitare)

Entrée libre

 

Vendredi 3 juin 20H30:
Concert du Trio Polycordes
Sandrine Chatron (harpe)/ Florentino Calvo (mandoline) / Jean-Marc Zvellenreuther (guitare)

Fabien CaliClockworks (Création Française)
François RosséWild strings (Création Française)
Felix IbarrondoKeïrakan pour mandoline solo (Création Mondiale)
Fabien TouchardChants de l’Ether, deux nocturnes (Création Française)
François Laurent – Quatre mélodies napolitaines

En présence de chacun des compositeurs
Libre participation aux frais

 

4 cité Griset
75011 Paris
3 eme étage au fond du couloir à droite

©stéphanevandenplas

Gallery Event

Les Jeudis Arty

La Galerie Pascaline Mulliez participe à la 7eme édition des Jeudis Arty ce jeudi 2 juin de 18h00 à 00h00.

Art Fair Ernesto Riveiro

Ernesto Riveiro à la foire ArteBA 25

Foire ArteBA 25
Galerie Van Riel – Stand B3
Du 19 – 22 Mai 2016 à Buenos Aires

Tristan Bastit

Tristan Bastit expose pour les 20 ans Des Editions Rafael de Surtis

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Les 20 ans Des Éditions Rafael De Surtis à la  Galerie L’Usine
Samedi et dimanche 21 – 22 mai 2016 à partir de 14H00

Les éditions Rafael de Surtis fêtent le vingtième anniversaire de leur création. Au programme: Exposition des peintures de Tristan Bastit. Signatures : Paul Sanda pour Célébrations des nuées et Jehan Van Langhenhoven, pour Défaite de la poésie. + Attractions en tout genre. Samedi 21 et dimanche 22 mai 2016, à partir de14 heures. Galerie l’Usine (102, boulevard de la Villette, 75019 Paris. Tél : 01.42.00.40.48. Métro Colonel Fabien). Entrée libre.

Jean-Pierre Ransonnet

Jean-Pierre Ransonnet au Musée des Beaux Arts de Verviers

D’après nature

30 AVRIL 2016 – 19 JUIN 2016

Rue Renier, 17 à Verviers
Lundi, mercredi, et samedi 14h00 à 17h00
Dimanche de 15h00 à18h00

 

 

La nature représentée d’après elle-même, avec respect et rigueur et avec une totale liberté, les éléments s’harmonisant naturellement.

L’exposition rassemblera plus d’une dizaine d’artistes, peintres, photographes, vidéastes, sculpteurs, dessinateurs dont le travail est influencé par l’idée « d’après nature », par toutes ses déclinaisons (nature humaine ; nature morte ; contre nature, nature ; par-delà la nature,…).

Artistes confirmés comme Jean-Pierre Rensonnet, Anne Denis, Brigitte Closset, Michel Kozuch, Christine Renard, Jean-Paul Brohez, ou de la nouvelle génération: Juliette Pagacz, Eva Lhoest et Renaud Beckers .

Les œuvres s’intégreront à celles du musée, en respectant la configuration existante.

Jean-Pierre Ransonnet

Jean-Pierre RANSONNET « Printemps bleu » un article dans le Journal Le Soir, quotidien belge

Art Fair

YIA #6 ART FAIR Le Louise 186 – Bruxelles

Espace Louise 186, du 20 au 24 avril 2016, Stand 41

Preview & Vernissage :
le Mercredi 20 avril 2016 de 18 heures à 22 heures (uniquement sur invitation)

Ouverture au public :
Du jeudi au dimanche de 10 heures à 20 heures.

 
La galerie pascaline mulliez présentera une sélection de photographie de l’artiste américain Jeffrey SILVERTHORNE, de nouvelles sculptures de l’artiste danoise Johanne SKOVBO LASGAARD et les monotypes de l’artiste anglais Vincent HAWKINS.

Elizabeth Hayley

Elizabeth HAYLEY at Clerkenwell Green

Visible Traces

Visible Traces, a four artist show featuring Elizabeth Hayley, Robinson/McMahon, Ian Stephenson & Jayne Wilton runs from 12-17 April 2016 at Clerkenwell Green, London, EC1R ODP, with a Private View from 6-8:30 on Tuesday 12 April.

Visible Traces offers an alternative showing of works by Ian Stephenson (1934-2000) in the context of a select group show. Stephenson was a pioneering English abstract artist who characteristically splattered colours in layers towards obliteration. His work featured in Antonioni’s film Blow Up (1966), an iconic vision of London in the swinging sixties. The film’s aura of elegance and cool was transferred onto the artist and made him fashionable, but obscured the serious intent behind his lifelong investigation into visual density.

“Countless happenings in time present as one simultaneous expression. Emptiness filled with matter. Solids filled with space.” Andrew Forge (The Independent)

Curators Julian Page and Joanna Bryant seek to provide new insights into this underrated artist, by contextualising his work with that of three emerging artists. A series of his prints are shown alongside sculptures by Jayne Wilton, paintings by Robinson/McMahon and photographs by Elizabeth Hayley.

Visible Traces draws attention to Stephenson’s work in a new, contemporary context and suggests links between these diverse artists and one of the pioneers of British 60’s abstract art.

www.julianpage.co.uk | www.joannabryantprojects.com

Private View: Tuesday 12 April (6-8.30pm) Exhibition: Wednesday 13 – Saturday 16 April (11am-6pm)

Jean-Pierre Ransonnet

Jean-Pierre Ransonnet à la galerie 2016 & Mira

« Printemps bleu »

Vernissage samedi 9 AVRIL 2016
Exposition du 9 avril au 28 mai 2016

 

Galerie 2016 & Mira

Rue des Pierres, 16
1000 Bruxelles

www.galerie2016-mira.be

Art Fair Krzysztof Szalek

Art Paris Art fair 2016, Stand F5

La galerie Pascaline Mulliez présentera un solo-show de l’artiste polonais, Krzysztof SZALEK.

 

Grand Palais, Avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris

DU JEUDI 31 MARS AU DIMANCHE 3 AVRIL 2016

Art Paris Art Fair est le rendez-vous incontournable de l’art moderne et contemporain au printemps à Paris qui rassemble cette année 143 galeries de 22 pays. Fidèle à son concept du régionalisme cosmopolite initié il y a quatre ans, l’édition 2016 explore le territoire européen et ses scènes singulières de Marseille à Milan, de Munich à Zürich tout en accueillant la création venue de rivages plus lointains notamment d’Azerbaïdjan, de Colombie et d’Iran, non sans oublier la Corée, pays invité d’honneur.

Jean-Paul Laixhay Jean-Pierre Ransonnet

Jean-Paul Laixhay et Jean-Pierre Ransonnet au Musée Ianchelevici

Paysages Subjectifs

26 mars – 5 juin 2016
Mardi > vendredi : 11 à 17h
Week-end : 14 à  18h

 

La représentation du paysage a de tout temps préoccupé les artistes. Elle demeure une source de questionnements pour les plasticiens actuels, peintres, photographes voire céramistes ou même sculpteurs. Le paysage, ce fragment de nature constitué par notre regard, offre sans cesse de nouvelles perspectives de figuration, d’évocation et de transposition. La représentation du paysage est source de questionnements perpétuels pour les artistes.

L’exposition s’intéresse aux aspects mouvants du paysage : lumière, vent, eau,… éléments sensoriels qui mettent l’homme en rapport avec le monde extérieur par l’intermédiaire de ses perceptions. Peintures, sculptures, installations sonores, photos, vidéos permettent aux spectateurs de ressentir l’environnement en ses perspectives mouvantes les plus infimes.

Avec Cécile Beau et Nicolas Montgermont, Marcel Berlanger, Marie Chantelot, Dominique Collignon, Aurore Dal Mas, Bean Finneran, Jean Girel, Agnès His, Akira Kugimachi, Jean-Paul Laixhay, Jacky Lecouturier, Jean-Marie Mahieu, Jean-Pierre Ransonnet, Thomas Tronel-Gauthier, Marthe Wéry.

 

Place communale 21
7100 La Louvière
064 28 25 30
info@ianchelevici.be

Jean-Pierre Ransonnet

Jean-Pierre Ransonnet participe au trentenaire du Triangle Bleu

3 X 10

24 janvier – 28 février 2016
Du jeudi au dimanche de 14h à 18h30


3 décennies, 3 x 10 artistes
de la galerie TRIANGLE BLEU
qui, successivement, se sont inscrits
dans son parcours
depuis sa création en 1986.


Galerie TRIANGLE BLEU
Cour de l’Abbaye 5
4970 Stavelot
Belgique
T. +32 80 86 42 94
http://www.trianglebleu.be

Marie-Cécile Aptel

Marie Cécile Aptel dans la prochaine exposition de Pierre Frey aux Arts Décoratifs de Paris

Tissus inspirés

21 janvier – 12 juin 2016
du mardi au dimanche de 11h à 18h – dernier billet vendu à 17h30
le jeudi : nocturne jusqu’à 21h (uniquement pour les expositions temporaires) – dernier billet vendu à 20h30 (du 04/01/16 au 17/02/2016 et du 18/09/16 au 18/10/2016, les nocturnes du jeudi seront supprimées, le musée fermera alors ses portes à 18h)
fermé le lundi, ainsi que le 25 décembre, 1er janvier, 1er mai chaque année.

Commissaires: Véronique de la Hougue, conservatrice en chef au département des papiers peints, et Sophie Rouart, responsable du patrimoine Pierre Frey

Installé dans les galeries d’études, cet événement est le premier grand hommage jamais rendu à cette figure majeure de la décoration intérieure. À travers un parcours chronologique retraçant 80 années de création, œuvres et savoir-faire définissant l’esprit et le regard de Pierre Frey sont ainsi mis en lumière. Cette présentation inédite de tissus et de papiers peints côtoie non seulement les collections permanentes du musée, mais également des travaux d’artistes contemporains réunis en exclusivité pour l’occasion. Ces derniers permettent de se rendre compte de l’impact considérable de Pierre Frey sur les pratiques artistiques actuelles. En célébrant l’histoire et l’identité de cette Maison, cette exposition plonge le visiteur dans les coulisses du métier d’éditeur de tissus d’ameublement et de papiers peints afin de révéler ses sources d’inspiration et ses méthodes de production.

Musée des Arts décoratifs
107, rue de Rivoli
75001 Paris
01 44 55 57 50
www.lesartsdecoratifs.fr

Jean-Paul Laixhay

Jean-Paul Laixhay expose à Bruxelles

Galerie Albert Dumont

22 janvier – 21 février 2016
du jeudi au dimanche de 13h30 à 19h ou sur rendez-vous

Galerie Albert Dumont
rue Léon Lepagestraat 43
1000 Bruxelles-Brussel
02 512 49 43
ad@galeriedumont.be
galeriedumont.be

Krzysztof Szalek

Krzysztof Szalek expose sur France2

Thé ou café

dimanche 31 janvier 2016 à 7h

Des œuvres de l’exposition Pigmenta de Krzysztof SZALEK seront accrochées sur France 2 dans Thé ou café, émission présentée par Catherine Ceylac. Guillaume Durand sera l’invité de l’émission.

Ernesto Riveiro

Ernesto Riveiro expose à l’Agart

Pour continuer à finir

16 janvier – 27 février 2016
du jeudi au samedi de 14h à 19h ou sur rendez-vous

Commissaire: Sylvie Turpin

avec Vincent Barré, Christian Bonnefoy, Florence Chevalier, Frédéric Couraillon, Jean Louis Gerbaud, André Guenoun, Guykaiser, Jean François Lacalmontie, Jean Lemerre, Laurent Mazuy, Laura Morelli, Vinent Peraro, Sébastien Pons, Bruno Rousselot, Philippe Rivemale, Ernesto Riveiro, Les Simonnet, Anne Tastemain, Annie Thorel, Sylvie Turpin

Galerie L’AGART
l’association galerie d’artistes
35, rue Raymond Tellier
45200 Amilly
07 81 27 36 26 / 02 38 85 79 09
contact@galerieagart.com
www.galerieagart.com

Jean-Pierre Ransonnet

Le volet liégeois du mouvement C.A.P. (Cercle d’Art Prospectif) : exposition et catalogue

Jacques Charlier – Pierre Courtois – Jacques Lennep – Jacques Lizène – Jacques Louis Nyst – Jean-Pierre Ransonnet

31 octobre – 11 décembre 2015
de 14h à 18h, sauf le mardi de 14h à 17h ; fermé lundi, jeudi et jours fériés

Exposition en deux parties : le rez-de-chaussée de La Châtaigneraie proposera une lecture historique du mouvement alors qu’à l’étage, chaque artiste occupera une salle d’exposition avec ses travaux.
Un invité : Jacques Charlier.

Catalogue publié par Yellow Now, textes de Sébastien Biset et Alain Delaunois
Sont retracés dans cet ouvrage les rapports féconds entre le CAP (Cercle d’art prospectif), ses membres et le milieu culturel liégeois. Fondé en 1972, ce groupe a occupé une place importante dans l’art d’avant-garde qui connaissait à Liège un contexte très favorable. Le CAP prônait une esthétique relationnelle qui a connu un regain d’intérêt ces dernières années. Il est aussi l’un des pionniers de l’art vidéo en Europe.

Centre wallon d’art contemporain La Châtaigneraie
Chaussée de Ramioul, 19
B-4400 Flémalle
Belgique
+ 32 (0) 42 75 33 30
chataigneraie@belgacom.net
www.cwac.be

Katrin Koskaru

Katrin Koskaru expose à Londres

House for Hanging

vendredi 20 novembre – mercredi 2 décembre 2015
Du jeudi au dimanche de 12 h à 18 h sur rendez-vous

Westminster Waste
Ilderton Wharf
Rollins St.
London
SE15 1EP

Elizabeth Hayley

Elizabeth Hayley dans le Suffolk

2 expositions

21 et 22 novembre : “Artists Open House”, Church House, Woodbridge, Suffolk
28 et 29 novembre : “Open Studios”, Blacksmiths Forge, Sudbourne Park, Suffolk

Katrin Koskaru

Tes Ibáñez et Katrin Koskaru à la Petite Galerie

Explosive Standards

samedi 17 – vendredi 30 octobre 2015
Du mercredi au samedi de 11 h à 19 h

La Petite Galerie
44, rue de Montmorency
75003 Paris

Ernesto Riveiro

Ernesto Riveiro à la galerie Van Riel, Buenos Aires

Anoche soñe con una gorda

25 septembre – 23 octobre 2015
Lundi au vendredi de 15 h à 20 h

Juncal 790 PB
Buenos Aires, Argentina
C1062ABD
www.vanriel.com

Gallery Event

Pandora, concert pour mezzo-soprano, mandoline, guitare, harpe et sons enregistrés

Concert

Samedi 27 juin à 20 h 30 et dimanche 28 à 15 h
Participation aux frais : 10 euros

Avec Mareike Schellenberger, mezzo-soprano, et le TRIO POLYCORDES (Florentino Calvo, Jean-Marc Zvellenreuther, Sandrine Chatron).
Musique de Carlo Carcano, Alexandros Markeas, Luis Naon, Michèle Reverdy.
Textes de Jose Toño Martinez.

Ce projet trouve son origine dans une idée de Daniel Sultan à partir de la double série « La Caja de Pandora » du peintre Abel Robino et de l’auteur Jose Tono Martinez.

En 2007, PANDORA mêle arts plastiques, poésie, images et musique ; il intègre récit, chœur antique (issu du public). Les douze textes sont attribués par tirage au sort aux quatre compositeurs, générant ainsi un « aléatoire musical » organisé dans un « cérémonial » scénique.

PANDORA, sans fin, se transforme et se déplace.

Dès sa conception c’est donc une itinérance, un chantier, une proposition, une « béance ». Créé à Argenteuil, joué à Arras, le spectacle voyage aussi en Allemagne et en Espagne.

Aujourd’hui, nouvelle étape, les artistes proposent une autre version, très proche du concert.

Jean-Pierre Ransonnet

Jean-Pierre Ransonnet expose à Mons

Le Grand Large

20 juin – 27 septembre 2015
Exposition des lithographies au Magasin de papier, mercredi, samedi et dimanche de 12 h à 18 h et des drapeaux dans l’espace public

Vernissage le samedi 20 juin de 15 h à 17 h à la Galerie du Magasin de papier – rue de la Clef, 26 – et à 18 h au Club House du Grand-Large – rue du Grand Large 2A

Cette exposition réunit vingt-quatre artistes belges et internationaux autour d’une proposition originale sur le territoire, et plus particulièrement autour de l’idée du départ en territoire inconnu.

Chacun des artistes a réalisé deux œuvres en résonance : une lithographie et un drapeau, deux œuvres en dialogue étroit. Les drapeaux occuperont l’espace public et l’exposition au Magasin de papier présentera l’accrochage de l’ensemble des estampes originales et les projets de drapeaux.

Magasin de papier
Rue de la Clé,26
7000 Mons
Belgique
Tél : 0032(0)65.39.59.39
http://www.magasindepapier.mons.be/

Tristan Bastit

Tristan Bastit expose au Geuzenhuis de Gand

Papiers peints

13 – 21 juin 2015

De 9 h à 12 h et de 13 h à 17 h.

Vernissage le vendredi 12 juin de 20 h à 22 h

Geuzenhuis vzw
Kantienberg 9
9000 Gent
Belgique
www.geuzenhuis.be/evenementen

Ernesto Riveiro

Ernesto Riveiro à arteBA, Buenos Aires

Foire d’art contemporain, galerie Van Riel, stand B28

4 – 7 juin 2015
De 14 h à 21 h

La Rural
Pabellones Azul y Verde
Avenida Sarmiento 2704
Buenos Aires
Argentine
www.arteba.org/

Gallery Event

Les Jeudis ARTY

Visite de la galerie

Jeudi 4 juin 2015 de 18 h à 22 h

Jean-Pierre Ransonnet

Jean-Pierre Ransonnet expose à la galerie La Louve

À partir du 7 juin 2015
Le week-end de 15 h à 18 h, la semaine sur rendez-vous

Le nom de la galerie La Louve s’inspire du nom du hameau où la galerie est établie, Louftémont ou la « maison du louveteau ».

C’était jadis un village du ban de Fauvillers, et le sobriquet des gens de ce village, était « les loups ». Actuellement le hameau fait partie de la vaste commune de LEGLISE qui couvre une bonne partie de la forêt d’Anlier, et constitue un parc naturel.

Ce fut une gageure, ou quasi une idée folle, que de fonder une galerie d’art dans un petit village, presqu’un hameau, comme Louftémont, même si l’autoroute est toute proche, et qu’en Wallonie, on n’est quand même jamais loin d’une ville, en l’occurrence pour La Louve, Luxembourg, Namur, Liège, Metz, et même Bruxelles. La galerie est une galerie professionnelle: qu’est-ce à dire? C’est une société qui travaille dans le marché de l’art, tout en poursuivant une ligne esthétique de qualité, bien que les projets soient divers: des artistes et des plasticiens actuels, pratiquant des styles différents; plus classiques et d’autres plus avant-gardistes, par exemple Louis Louis versus VanGor. Les artistes qui exposent à La Louve, sont suivis, promus notamment dans les publications de la galerie ou lors d’expositions extra muros organisées par La Louve, ils définissent l’image de marque de notre galerie. Comme vous le verrez en parcourant ce site, ils proviennent de pays européens mais La Louve élargira sous peu son champ de diffusion…

Nous avons monté plus de 150 expositions. Il y a eu les expositions dites de « prestige » avec des œuvres des grands maîtres (Picasso, Dali, Miro, Masson, Man Ray, Fautrier, Bellmer, Magritte, Rembrandt, Goya, …), et encore bien d’autres, d’artistes actuels ou plus anciens. La ligne directrice de la politique des expositions est l’éclectisme et une certaine qualité des œuvres. La galerie s’intéresse surtout aux artistes professionnels, en tous cas les artistes qui ont fait de l’art leur existence. Par ailleurs si elle a privilégié les artistes de l’agonie, elle est ouverte aussi aux autres inspirations, même les plus contemporaines.

La Galerie La Louve fut créée sur le concept de « l’atypisme »: situation géographique atypique ( dans un village, au milieu d’une forêt); espace atypique ( une grange ardennaise aménagée); pas de vernissage avec falbalas, petits verres et petits fours, viennent les amateurs d’art qui sont accueillis dans une ambiance familiale, wallonne, comme des connaissances, sans chichis ni pète-culs; galeriste atypique, par ailleurs écrivain; enfin des artistes atypiques autant que possible, sortant des sentiers battus, du conformisme ambiant, de l’uniformité dans la manière, dans le sujet, dans les techniques, dans le projet artistique…

Galerie La Louve
12, rue de la Goulette
B-6860 Léglise
Belgique
Tél. : +32 (0)63/42.42.02
www.galerielalouve.com

Art Fair

La Galerie Pascaline Mulliez dans les favoris de RoomsMagazine

Voir l’article dans RoomsMagazine

Avec son espace d’exposition situé à une courte distance du Grand Palais, la Galerie Pascaline Mulliez sera à la maison à la foire ; de retour avec un solide portefeuille d’artistes de médias variés, cette galerie que nous aimons pour le mélange d’œuvres exposées fait pleins feux sur les sculptures colorées de Jean Noël qui semblent transcender les conventions de la 2D et de la 3D et qui contrastent joliment avec les compositions minimalistes de l’Estonienne Katrin Koskaru.

Jean-Paul Laixhay

Jean-Paul Laixhay expose à B2Art

Fleuves

13 février  –  6 mars 2015
Accès libre tous les jours sans exception et sans interruption de 8 h à 22 h

Vernissage le samedi 28 février de 17 h à 20 h

Dans le cadre du Salon du Livre d’Artiste qui se tient au même moment sur le site de Tour & Taxis. À cette occasion, l’artiste dédicacera les ouvrages dont il a réalisé les illustrations.

Entrepôt Royal
Tour & Taxis
Avenue du Port, 86c
1000 Bruxelles
Belgique
www.b2art.be

Pia Rondé et Fabien Saleil

Pia Rondé et Fabien Saleil

article de presse artpress

janvier 2015

Dans sa rubrique Introducing dédiée aux jeunes talents, artpress consacre un article au travail de ces deux artistes que la galerie a eu le plaisir de révéler lors de l’exposition collective PA(Y)S(S)AGES en avril et mai 2014.

Jean-Pierre Ransonnet

Jean-Pierre Ransonnet expose au Triangle Bleu

Aux arbres… etc !
Œuvres de 1974 à 2014

18 janvier  –  14 mars 2015
Du jeudi au dimanche de 14 h à 18 h 30

Vernissage le dimanche 18 janvier de 15 h à 18 h 30

Un village et ses alentours constituent le matériau originel de l’œuvre de Jean-Pierre Ransonnet. Ou plus exactement la mémoire de ce lieu telle qu’elle subsiste en lui, remodelée, retravaillée par l’imagination, par le temps, par le présent lorsqu’il la sollicite. Fondamentalement, en effet, n’est-ce pas la mémoire de ce que nous avons été qui dit ce que nous sommes ? Ce village de l’Ardenne, point d’ancrage et source de l’œuvre, cette terre qui la nourrit, deviendra progressivement prétexte. Mais un prétexte qui n’est en aucun cas gratuit car en même temps que l’œuvre prend de plus en plus de libertés, en même temps qu’elle s’émancipe, jamais elle ne renie ce qui la fonde, jamais elle ne rompt le fil, si ténu soit-il. C’est donc à partir des traces de la mémoire, des lieux et des liens qui appartiennent à sa vie affective que Jean-Pierre Ransonnet construit de 1971 à 1978 ce qui sera son univers pictural.

Martine Doutreleau, in Jean-Pierre Ransonnet  Une biographie, textes inédits de Julie Bawin et Roger-Pierre Turine, éd. Yellow Now / Côté arts, 2013.

D’intenses vibrations de couleurs et de lumière, des hasards de coulures, des écritures et des gestes forts, essentiellement picturaux, rebelles à tout formalisme et qui trouvent tout leur sens sous la pulsion de l’humain… voici ce qui se décline en toiles, papiers et sculptures.

Cette exposition présente 50 ans de peinture, de la période narrative (photos, collages et textes) des années ’70 et ’80 aux paysages actuels.

Jean-Pierre Ransonnet, né à Lierneux en 1944, vit et travaille à Tilff (Liège).
Etudes à l’Institut Supérieur des Beaux-Arts Saint-Luc à Liège, de 1962 à 1968. Voyage d’études en Italie (Bourse Darchis) en 1970. A partir de 1971, participe aux activités de la galerie Yellow Now à Liège et à l’étranger jusqu’en 1974, et à celles du groupe C.A.P. de 1974 à 1977. En 1978, organise quelques expositions à la Galerie du Cirque Divers à Liège. Co-fondateur de l’asbl Galerie L’A à Liège en 1979 ; y organise des expositions jusqu’en 1987. Professeur de dessin à l’Académie des Beaux-Arts de Liège de 1986 à 2009.

Galerie TRIANGLE BLEU
Cour de l’Abbaye 5
4970 Stavelot
Belgique
T. +32 80 86 42 94

Elizabeth Hayley

Elizabeth Hayley

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article de presse Connaissance des arts

janvier 2015

Gallery Event

Trio Polycordes

Concert

jeudi 16 octobre à 20h

Dans le cadre de l’exposition de Tristan Bastit, concert exceptionnel du trio Polycordes. Le Trio Polycordes réunit trois instrumentistes talentueux : Sandrine Chatron, harpiste, Florentino Calvo, mandoliniste et Jean-Marc Zvellenreuther, guitare, qui défendent la musique contemporaine avec passion. Ce choix artistique et éthique s’incarne dans la constitution d’un trio de cordes pincées, unique en France, qui est à ce jour dédicataire d’une quarantaine d’œuvres (parmi lesquelles plusieurs solos pour chacun des instruments de la formation).

Au-delà du concert traditionnel, le Trio Polycordes développe des spectacles innovants qui associent musique, image, théâtre et arts plastiques.

Au programme de la soirée :

Un rêve de Pythagore Anthony Girard
Iru-bi Félix Ibarrondo
Quatre Chansons napolitaines François Laurent

Gallery Event

CATASTROPHE

Court-métrage

jeudi 16 octobre à partir de 20h

À l’occasion du concert donné par le Trio Polycordes, un petit film d’une durée de 4 minutes sera projeté. Ce court métrage de 1981 expose les différentes étapes de la genèse du tableau intitulé Mosca de Tristan Bastit. La matière de ce film fut collectée dans l’atelier du peintre 6 bis, Villa des Entrepreneurs sous la forme d’environ 150 photographies prises par les cinéastes Nancy Davault et Alain Le Roy à l’aide d’un appareil cadrant l’exacte surface de la toile. Pour l’anecdote il se termina dans l’après-midi du 10 mai 1981 quelques minutes avant l’annonce de l’élection de François Mitterand. Après une longue mise en sommeil il a pu être remis au jour et monté en 2014 avec quelques extraits de cours de Gilles Deleuze et quelques extraits de transes filmées par Jean Rouch, ceci grâce aux bons soins de l’association L’Amant Nyctalope.

Gallery Event

Jeudi Arty

Visite de la galerie

Jeudi 9 octobre de 18h à 22h

La galerie Pascaline Mulliez participe à la deuxième édition des Jeudis Arty. Cet événement propose un parcours nocturne à travers 40 galeries du Marais.
Au programme : visites guidées, vernissages, performances ou bien encore rencontres avec des artistes.
L’occasion de venir découvrir le nouvel espace au 42, rue de Montmorency avec l’exposition de Tristan Bastit en présence de l’artiste.

Gallery Exhibition

Nu Pal1drome

Pia Rondé et Fabien Saleil invitent Jérémy Peret et Julie Michel

MERCREDI 16 AVRIL À 19H30

Pia Rondé et Fabien Saleil invitent Jérémy Peret et Julie Michel à intervenir à l’occasion du vernissage de l’exposition PA(Y)S(S)AGES, 9 avril – 31 mai 2014.

Au programme, un concert de trois pièces contemporaines pour guitare et une création sonore en duo, « NU PAL1DROME ». L’improvisation musicale s’organise en interaction avec la voix qui se plaît à explorer la plasticité de la langue, s’appuyant sur une partition imaginée à partir du grand palindrome de Georges Perec.

Jean-Pierre Ransonnet

Jean-Pierre Ransonnet

UNE BIOGRAPHIE

paru aux Éditions Yellow Now / Côté arts / 2014
textes inédits de Julie Bawin et Roger Turine
416 pages / 17 x 24 cm / illustr. coul. / 40,00 €

EXPOSITION du samedi 25 janvier au samedi 1er février.
Fermé les 26,27 et 28 janvier

LE COMPTOIR 20 en Neuvice, 4000 Liège 04 250 26 50 – info@lecomptoir.be -www.lecomptoir.be
Ouvert du mercredi au samedi de 13 à 18h.

Art Fair

Art Paris Art Fair

27 – 30 MARS 2014

Stéphane Vandenplas

Stéphane Vandenplas

Transmission

Exposition de groupe
Vernissage samedi 14 décembre à partir de 17h

La Terrasse de Gutenberg
9, rue Emilio Castelar
75012 Paris

Jean-Pierre Ransonnet

Jean-Pierre Ransonnet

Autour du sapin rouge. Peintures . Dessins . Sculptures

7 NOV – 30 NOV 2013

L’exposition sera ouverte
les jeudis et vendredi de 12h à 16h
et le samedi de 10h à 13h

L’inauguration de la sculpture Le Sapin Rouge aura lieu le mercredi 6 novembre 2013 à 17h (à proximité du restaurant B62)

Situé à l’angle du Boulevard du Rectorat et de l’Allée du 6 août, un petit sapin en acier peint en rouge se dresse au sommet d’un quasi cylindre en acier de plusieurs mètres. Réduit à sa simple expression, le support en acier Corten s’évase légèrement de la base vers le sommet. Le sapin est constitué de 4 plans, ceux-ci indiquent les 4 points cardinaux (comme un écho aux 4 entrées des Amphithéâtres de l’Europe). Planté au sommet de la colonne, le sapin symbolise l’énergie, la vitalité. Ses courbes sensuelles et simples contrastent avec la nature environnante. Ce sapin rouge, à l’image d’autres oeuvres du Musée en Plein Air, se veut aussi être un point de signalisation au sein du domaine du Sart Tilman.

Musée en Plein Air du Sart-Tilman
Château de Colonster
Allée des Érables – Bat. B25
4000 Liège
Tel. : 04 366 22 20


Photo Jean Housen (c) Jean-Pierre Ransonnet / Musée en Plein Air du Sart-Tilman

Marie-Cécile Aptel

Les Pléiades 30 ans des Frac

Artiste invité : Claire Fontaine

INVENTAIRE VOL. 3

2 OCT – 1 DÉC 2013

Les Frac fêtent leurs 30 ans ! Pour célébrer cet événement, l’ensemble des 23 Frac s’est associé autour d’un projet collectif intitulé « Les Pléiades » : un créateur (artiste, écrivain, musicien…) est invité, par chaque Frac, à porter un regard sur sa collection. Le Frac Haute-Normandie a ainsi demandé à Claire Fontaine d’imaginer un dispositif autour de son projet « L’Inventaire » qui a pour dessein de rassembler, à chaque rentrée de septembre, les acquisitions par leur ordre d’entrée dans sa collection. Revus par Claire Fontaine, L’Inventaire vol. 1 et vol. 3 sont présentés simultanément aux Abattoirs de Toulouse, autour des premiers achats de l’année 1983 et au Frac, où sont regroupées les oeuvres acquises en 1986 et 1987.

Marie-Cécile APTEL, Denise A AUBERTIN, Chantal BARBANCHON, Jean-Charles BLANC, François BOUILLON, Lise-Marie BROCHEN, Jaroslava BRYCHTOVA, Pierre-Albert CÉLICE, Doru COVRIG, Jacques DESCHAMPS, Martin DISLER, Bertrand DORNY, Tom DRAHOS, Gérard DUCHÊNE, Fred FOREST, Louise GUAY, Gerd HANEBECK, Gerard’t HART, Axel HEIBEL, Pascal KERN, Wulf KIRSCHNER, Jana KLUGE, Laszlo LAKNER, Anne LEBLANC, LEISGEN (Barbara et Michael), Stanislav LIBENSKY, Helmut LÖHR, Raymond MARTINEZ, André MASSON, Jacques MAYEUX, Anne MOREAU, Maurizio NANNUCCI, NEVILLE, NILS-UDO, Pierre NIVOLLET, Edouard PIGNON, Jean-Claude PINCHON, Vicente PIMENTEL, Jean-Luc POIVRET, Lois POLANSKY, Serge POUJON, François PRISER, Rober RACINE, Thibaut de RÉIMPRÉ, Jean-Pierre SCHNEIDER, Michel SICARD, Tibor SZEMENYEY NAGY, Christophe TENOT, Roger TOLMER, Jacques VIEILLE, Stella WAITZKIN, KUBACH-WILMSEN

  Télécharger le Dossier de Presse 

Stéphane Vandenplas

Stéphane Vandenplas – Nuit Blanche

Paris 2013

Éclectiques

Samedi 5 octobre 2013, de 20h à 2h

Artistes présentés par 13 galeries du 11e.
Installées dans le 11e arrondissement, les galeries Akie Arichi, Atelier 2013, Bertrand Baraudou, Le Cabinet d’Amateur, Florence Léoni, Glassbox, Imagineo, Lili-Ubel, Keller, Pascaline Mulliez, Point Rouge Gallery, Popy Arvani, Uni-Ver-Colette Colla et Welcome font découvrir l’œuvre d’un artiste.

En partenariat avec la Mairie du 11e
En partenariat avec Jeune Création

Salle des Fêtes de la Mairie
12, place Léon Blum, Paris 12e
M° Voltaire
De 20h à 2h

Krzysztof Szalek

Krzysztof SZALEK

NOWE

La galerie est heureuse d’annoncer la parution du catalogue de Krzysztof SZALEK institulé « NOWE » qui sera disponible à la galerie à partir du 19 septembre 2013. Ce catalogue accompagne la seconde exposition de l’artiste à la galerie qui se déroulera entre le 19 septembre et le 9 novembre 2013.

Préface / Introduction by : Pascaline Mulliez
Éditeur / Published by: Pascaline Mulliez (galerie – paris)
Langue / Language : Français / French
21 x 14,5 cm
16 pages (7 ill. couleur)
Année / Year : 2013

Contacter la galerie pour plus d’informations

Jean-Pierre Ransonnet

Jean-Pierre Ransonnet

40e anniversaire

11 sept. – 12 oct. 2013
À l’occasion de son 40e anniversaire, la Galerie DÉTOUR – Jambes/Namur invite 40 artistes, dont Jean-Pierre Ransonnet, à intervenir sur le fac-similé d’une ancienne lithographie représentant l’orchestre des 40 Molons et s’asocie, de cette manière, au 170e anniversaire de la Royale Moncrabeau – Namur.

Galerie DÉTOUR
Avenue Bourgmestre Jean Materne, 166
5100 Namur – Jambes
Belgique
www.galeriedetour.be

Viswanadhan

Projections du film de VISWANADHAN

Air / Vâyu (1994)

Dans le cadre du finissage de l’exposition de Viswanadhan, la galerie est heureuse de vous convier aux projections du film Air / Vâyu (1994)

le jeudi 27 juin à 20h30 et le samedi 29 juin à 16h30.


« Le fil du destin brusquement se rompt en cette année 1976. Sur une route, entre la France et l’Allemagne, survient un accident de voiture. Le sort est suspendu entre la vie et la mort. Le choc va ébranler profondément l’équilibre intérieur.
Quand l’artiste se réveille dans un lit d’hôpital, il entend autour de lui les questions concernant sa personnalité : « d’où vient-il, qui est-il ? » Les interrogations se répercutent en une résonance personnelle inquiétante.
Le retour à la vie s’accompagne d’un profond changement dans la prise de conscience à se situer dans le temps et l’espace. Son « chemin de Damas » le conduit à s’interroger sur son identité, sur ses rapports au monde et aux autres, sur le sens et la place que la peinture occupe dans son existence.
Pour trouver une réponse, une issue à l’angoisse il cherche une nouvelle voie, une nouvelle orientation. Le cinéma sera le meilleur moyen pour mettre en œuvre l’outil adapté à l’investigation du monde extérieur. Il sera l’expression adéquate pour rebâtir les liens perdus de la mémoire des origines. » *


Entre 1982 et 2002, Viswanandhan réalise cinq films.
Ni documentaires ni fictions, ces longs métrages sont pour chacun une méditation en images  sur les cinq éléments primordiaux de la tradition védique: Sable (1976-82), Eau/Ganga (1985), Agni/Feu (1988), Air/Vâyu (1994) et Ether/Aakaash (2002).


   « L’air/Vâyu (1994) souligne la dépendance des éléments entre eux. Ils constituent les parties d’un tout. Sans air pas de mouvement donc pas de feu, pas d’eau. L’air anime tous les corps. La parole, le son, tout s’articule et naît du mouvement de l’air. Il est ce qui ne meurt jamais. Il est partout et dans toute chose. » *


* Alberte Grynpas Nguyen

VISWANADHAN, extrait du catalogue d’exposition rétrospective, 1998
National Gallery of Modern Art, New Delhi
Lalit Kala Akademi, Regional Centre, Chennai
Centre of International Modern Art, Calcuta
National Gallery of Modern Art, Mumbai

Air / Vâyu (1994)
Film cinématographique 16 mm couleur, sonore
59 min
La Sept / Arte
Le Centre Georges Pompidou
Le Jour / La nuit Productions

Jean-Paul Laixhay

Jean-Paul LAIXHAY

Expositions à venir

16 mai – 28 juillet 2013
de songes et d’eau…
Musée Grand Curtius
4000 Liège
 

06 juin – 07 juillet 2013
Galerie Albert Dumont
rue Léon Lepage 43
1000 Bruxelles

Gallery Event

CONCERT DE TRIOPOLYCORDES

Création mondiale. Hommage à Félix Ibarrondo.

VENDREDI 26 AVRIL 2013 À 20H30

DANS LE CADRE DE L’EXPOSITION DE VELU VISWANADHAN, CONCERT EXCEPTIONNEL DUTRIOPOLYCORDES À L’OCCASION DU 70e ANNIVERSAIRE DE FÉLIX IBARRONDO

Œuvres de Félix Ibarrondo composées pour le TRIOPOLYCORDES, dont Iru-bi (création mondiale), exécutées à la galerie pascaline mulliez en présence du compositeur.


Le TRIOPOLYCORDES, trio de cordes pincées unique en France, réunit trois instrumentistes talentueux diplômés des Conservatoires Nationaux et Supérieurs français et lauréats de concours internationaux : Sandrine Chatron(harpe), Florentino Calvo (mandoline), Jean-Marc Zvellenreuther (guitare). Le trio poursuit depuis dix ans une démarche originale : au travers de commandes faites aux compositeurs, ces trois musiciens font connaître un répertoire unique pour une formation peu commune, et découvrir sous un aspect totalement nouveaux leurs instruments. Le TRIOPOLYCORDES a toujours défendu le concert de proximité en partageant avec le public les quelques mots qui permettent d’apprivoiser ces différents langages musicaux.
Le trio a participé à de nombreuses créations au sein des ensembles contemporains français et étrangers (Itinéraire, Ensemble InterContemporain, Les Jeunes Solistes, Accroche note, Ars Nova, Alinéa, Collegium Novum, Aventure) ainsi qu’avec les différents orchestres nationaux (Orchestre Philharmonique de Radio France, Orchestre National de France, Théâtre National de l’Opéra de Paris.

Félix Ibarrondo, né à Oñati-Guipúzcoa (Espagne) en 1943, est titulaire des diplômes des Conservatoires de San Sebastián et de Bilbao. Il s’installe à Paris en 1969 où il suit l’enseignement de Max Deutsch dans le cadre des « Grands Concerts de la Sorbonne » et de Henri Dutilleux et Maurice Ohana à l’Ecole Normale Supérieure de Musique. Il s’initie à la musique électroacoustique au sein du GRM.
Sa relation étroite avec les compositeurs Maurice Ohana et Francisco Guerrero a été déterminante musicalement et humainement. Son oeuvre abondante et variée, dans laquelle prévalent la musique orchestrale et vocale, est interprétée par les ensembles et interprètes les plus prestigieux.

Marie-Cécile Aptel

Marie-Cécile Aptel

Rouge, Œuvres de la collection du FRAC Haute-Normandie

23 MARS – 21 AVRIL 2013

La Fabrique des Savoirs de la CREA / Elbeuf
7, cours Gambetta
76500 Elbeuf
T. 02 32 96 30 40

Jean-Michel Alberola, Alice Anderson, Marie-Cécile Aptel, Pierre Ardouvin, Muriel Baumgartner, James Lee Byars, Claude Closky, Léo Delarue, Christelle Familiari, Charles Fréger, Jakob Gautel, Kendell Geers, Alain Jullien-Mingez, Jason Karaïndros, Ben Kinmont, Karin Kneffel, Isabelle Lévénez, Claude Lévêque, Saverio Lucariello, Ana Mendieta, Annette Messager, Stéphane Montefiore, Amaury Morisset, Javier Pérez, Françoise Pétrovitch, Jack Pierson, Yvan Salomone, Christian Sorg, Erik Steffensen, Jana Sterbak, Barthélémy Toguo, Marthe Wéry…

Après le noir, le rouge est sans aucun doute la couleur qui domine la collection du Frac que ce soit à travers la peinture, les dessins, les œuvres en volume, les livres d’artistes mais également la photographie. Symbole de passion, de guerre, de pouvoir et depuis le XVIIIème de révolution, le rouge est peu présent dans la nature. Elle est cependant la couleur qui a le plus d’impact sur le cône rétinien et sur nos fonctions physiologiques. Désignée couleur primaire par Newton au XVIIème siècle, elle semble aujourd’hui signifier le plus souvent le danger, l’interdiction. Quel sens, quel impact esthétique, quelles significations les artistes contemporains peuvent-ils, ou non, conférer à cette couleur? Les œuvres de la collection apportent des pistes passionnantes de réflexion.

Inaugurée en 2010, La Fabrique des Savoirs est un pôle culturel dédié à l’histoire de l’agglomération d’Elbeuf. Berceau de l’industrie textile, la couleur joua dans cette ville normande un rôle moteur à travers la teinturerie. En résonnance avec cette histoire du textile, le Frac déploie un grand ensemble d’œuvres rouges dans la salle d’exposition temporaire ainsi que dans l’importante section consacrée à la fabrication du drap.

Milos Sikora

Miloš Síkora et Vlasta Voskovcová

Centre Culturel tchèque à Bruxelles

Krzystof Sroda

Krzystof Środa

Voyages en Arménie…

À l’occasion de la publication de son 3ème ouvrage « Podrózy do Armenii i innych krajów » (Voyages en Arménie et autres pays), Krzysto Sroda fait l’objet d’un article dans la revue littéraire polonaise Dwutygodnik.com.

Vous pouvez revoir la série de photographies qu’il avait exposée en novembre 2010 à la galerie sur le site de la revue www.dwutygodnik.com/literatura

Bonne lecture à nos amis « polonophones » !

Robert Clévier

Robert Clévier

Lieux dits

EXPOSITION DU 10 NOV – 22 DÉC

« Je n’avais pas 20 ans et j’ai été surpris par le fait qu’un film de Godard pouvait à ce point provoquer un choc esthétique au moins comparable au choc que j’avais pu ressentir devant certaines peintures, et bouleverser à si fort ma perception, mon regard. […]

Il y a une partie de ma technique que je dois à ce cinéma là […]. Je mène le travail par morceaux en en oubliant complètement certains. Au milieu du travail je peux changer un morceau de place : aller en chercher un dans une peinture et l’intégrer dans une autre ; je fais un montage. […]

C’est fragmenter qui compte ! Fragmenter le regard. L’idée du fragment, ça a à voir avec l’enfance parce que un regard d’enfant c’est un regard qui va d’un point à un autre, [...] il ne cherche pas dans un paysage ce qu’il peut voir au moment même, il ne va pas chercher la cohérence d’un système intelligible ; les fragments c’est aussi la voie pour garder ou nourrir un regard d’enfant. […]

La peinture c’est d’abord ça : une façon pour le corps d’être au monde, littéralement ! Non pas le regard, pas les yeux, le corps tout entier. […] Le corps en peinture est complètement vivant. D’ailleurs, j’ai abandonné toutes les médiations entre moi et la peinture, je n’ai plus de pinceaux depuis longtemps, j’ai laissé tomber, je peins avec mes bras, mes mains, voilà c’est du toucher, c’est très, très physique même si on ne le voit pas […]. »*

* Robert Clévier, extrait d’un entretien avec Pierre-Henri Gibert, Paris, novembre 2012.

Robert Clévier est né en 1952 à Quimper. Depuis de nombreuses années il vit et travaille à Nantes.

Après des études à l’École Supérieure des Beaux Arts de Quimper et celle de Nantes, il part à l’étranger où il fréquente l’Académie Royale des Beaux Arts d’Amsterdam et l’École Supérieure des Beaux-Arts de Berlin. Après avoir parcouru l’Europe et ses musées, il s’attarde là où certains peintres tels que Cézanne, Corot, Manet ou encore Mondrian jeune se sont arrêtés avant lui.

De nombreuses années de collaboration avec des écrivains donnent lieu à des œuvres à « quatre mains » tels que Dionysos avec Julien Green, Dits de la jeune fille et de l’homme avec Eugène Guillevic, Front de taille avec Werner Lambersy et Résurrection avec Jean Guitton.

Une rétrospective lui a été consacré en 2003 dans le cadre du festival Les Grandes Heures de Saint-Emilion (Rétrospective 1993 – 2003. Peintures, encres et dessins). En 2004, il expose dans la chapelle du couvent des Minimes, patrimoine classé « Site majeur d’Aquitaine », à l’invitation de la ville de Blaye dans le cadre du programme d’éducation au patrimoine du musée du Louvre. Un documentaire sur l’artiste réalisé par Pierre-Henri Gibert est en cours de production.

Au lieu, 2, 2011-2012
acrylique sur toile, triptyque, 3 fois 65 x 50 cm
acrylic on canvas, triptych, 3 times 25 5/8 x 19 5/8 in

Gallery Event

Nuit des galeries – FIAC 2012

Exposition de Jean-Pierre Ransonnet,

Jeudi 18 octobre 2012 à l’occasion de la nuit des galeries – FIAC 2012 la galerie sera ouverte de 11h00 à 22h00.

Gallery Exhibition

Jean-Pierre Ransonnet

Jardins

EXPOSITION DU 14 SEPT – 27 OCT

Vernissage le vendredi 14 septembre à 18h30
Lecture de Jacques Bonnaffé à 20h30

Né en 1944 à Lierneux, dans les Ardennes belges, le peintre Jean-Pierre Ransonnet est un artiste comme il y en a peu. Fidèle à une démarche personnelle qui ne doit rien aux modes, il s’est initialement investi dans une exploration à la fois plastique et poétique autour du thème des lieux (de son enfance, de son adolescence) et des liens (rencontres, amis, proches).

À travers différents modes d’expression – dessins et peintures, photographies légendées, écritures – Jean-Pierre Ransonnet a ainsi dévoilé depuis le début des années 70 un travail original sur le temps, l’espace et le paysage. Membre du groupe belge d’avant-garde CAP (Cercle d’Art Prospectif) qui initia au milieu des années 70 une esthétique pluridisciplinaire basée sur le relationnel, Jean-Pierre Ransonnet a poursuivi par la suite un cheminement qui, progressivement, s’est élargi à l’exaltation totale de la peinture, entre abstraction et éléments figuratifs.

Ses thèmes de prédilection sont restés identiques: les forêts et les sapins, les paysages, les jardins, les figures humaines, qu’il traite avec un sens de la couleur tantôt sauvage et expressionniste, tantôt plus sensuel et serein, mais où la densité de la matière innerve le support, toile, bois ou grand papier.

Sous le titre Jardins, il présente à la galerie pascaline mulliez un ensemble d’œuvres récentes de grand et moyen formats. Elles sont nées de l’observation attentive par le peintre de son environnement immédiat, le jardin qui entoure son lieu de vie et son atelier. A différentes saisons de l’année, il s’est replongé dans son univers personnel, associant les éléments récurrents de son vocabulaire plastique à des variations chromatiques de couleurs, souvent exubérantes, pleines de vie et de sensualité.  [...]

Alain Delaunois  
Liège, juillet 2012

Jean-Pierre Ransonnet vit et travaille à Tilff près de Liège (Belgique). De nombreuses expositions et collaborations jalonnent son parcours et se concentrent autour de ces lieux de l’enfance, en Wallonie, en Ardennes.  À ses débuts, de 1971 à 1974, il participe aux activités de la galerie Yellow Now (Liège) laquelle entendait promouvoir des artistes s’écartant des supports traditionnels et explorant la photographie, le livre, le cinéma, la vidéo. Yellow Now expose alors entre autres Ben, Nyst, Annette Messager, les Leisgen mais se tourne progressivement vers l’édition et le cinéma. Avec Jacques Lennep, Jacques Louis Nyst, Jacques Lizène et Pierre Courtois, Jean-Pierre Ransonnet participe aux activités du groupe CAP (Cercle d’Art Prospectif, Liège) qui se situe dans la mouvance de l’art sociologique, précurseur de l’art dit « relationnel ». Puis, à la fin des années 1970, dans un contexte peu réceptif à l’art contemporain, il organise avec André Stas une série d’expositions à la Galerie du Cirque Divers (Liège) et fonde dans la foulée la Galerie l’A (Liège),  galerie associative regroupant des artistes partageant la même démarche artistique, et qu’il codirige jusqu’en 1987. Ce lieu devient un refuge pour toute une génération d’artistes gravitant dans un univers culturel liégeois qui tendait à s’essouffler.

Jean-Pierre Ransonnet enseigne à l’Académie des Beaux-Arts de Liège de 1986 à 2009. En 1990, il reçoit le prix triennal de Peinture de la Fondation Bolly-Charlier (Huy). En 1994, l’Académie Royale de Belgique lui décerne le prix Gustave Camus et en 2003, le Prix Joseph Albert pour l’ensemble de son œuvre. L’an dernier (2011) l’Espace « Les Brasseurs » à Liège (Belgique) et le Centre d’Art Contemporain « La Châtaigneraie » à Flémalle Haute (Belgique) lui consacrent une rétrospective.

Jean-Pierre Ransonnet

Jean-Pierre Ransonnet

Peintures / Schilderijen

Gallery Paris