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Marie-Cécile Aptel

Rouge, Œuvres de la collection du FRAC Haute-Normandie

23 MARS – 21 AVRIL 2013

La Fabrique des Savoirs de la CREA / Elbeuf
7, cours Gambetta
76500 Elbeuf
T. 02 32 96 30 40

Jean-Michel Alberola, Alice Anderson, Marie-Cécile Aptel, Pierre Ardouvin, Muriel Baumgartner, James Lee Byars, Claude Closky, Léo Delarue, Christelle Familiari, Charles Fréger, Jakob Gautel, Kendell Geers, Alain Jullien-Mingez, Jason Karaïndros, Ben Kinmont, Karin Kneffel, Isabelle Lévénez, Claude Lévêque, Saverio Lucariello, Ana Mendieta, Annette Messager, Stéphane Montefiore, Amaury Morisset, Javier Pérez, Françoise Pétrovitch, Jack Pierson, Yvan Salomone, Christian Sorg, Erik Steffensen, Jana Sterbak, Barthélémy Toguo, Marthe Wéry…

Après le noir, le rouge est sans aucun doute la couleur qui domine la collection du Frac que ce soit à travers la peinture, les dessins, les œuvres en volume, les livres d’artistes mais également la photographie. Symbole de passion, de guerre, de pouvoir et depuis le XVIIIème de révolution, le rouge est peu présent dans la nature. Elle est cependant la couleur qui a le plus d’impact sur le cône rétinien et sur nos fonctions physiologiques. Désignée couleur primaire par Newton au XVIIème siècle, elle semble aujourd’hui signifier le plus souvent le danger, l’interdiction. Quel sens, quel impact esthétique, quelles significations les artistes contemporains peuvent-ils, ou non, conférer à cette couleur? Les œuvres de la collection apportent des pistes passionnantes de réflexion.

Inaugurée en 2010, La Fabrique des Savoirs est un pôle culturel dédié à l’histoire de l’agglomération d’Elbeuf. Berceau de l’industrie textile, la couleur joua dans cette ville normande un rôle moteur à travers la teinturerie. En résonnance avec cette histoire du textile, le Frac déploie un grand ensemble d’œuvres rouges dans la salle d’exposition temporaire ainsi que dans l’importante section consacrée à la fabrication du drap.

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Krzystof Środa

Voyages en Arménie…

À l’occasion de la publication de son 3ème ouvrage « Podrózy do Armenii i innych krajów » (Voyages en Arménie et autres pays), Krzysto Sroda fait l’objet d’un article dans la revue littéraire polonaise Dwutygodnik.com.

Vous pouvez revoir la série de photographies qu’il avait exposée en novembre 2010 à la galerie sur le site de la revue www.dwutygodnik.com/literatura

Bonne lecture à nos amis « polonophones » !

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Robert Clévier

Lieux dits

EXPOSITION DU 10 NOV – 22 DÉC

« Je n’avais pas 20 ans et j’ai été surpris par le fait qu’un film de Godard pouvait à ce point provoquer un choc esthétique au moins comparable au choc que j’avais pu ressentir devant certaines peintures, et bouleverser à si fort ma perception, mon regard. […]

Il y a une partie de ma technique que je dois à ce cinéma là […]. Je mène le travail par morceaux en en oubliant complètement certains. Au milieu du travail je peux changer un morceau de place : aller en chercher un dans une peinture et l’intégrer dans une autre ; je fais un montage. […]

C’est fragmenter qui compte ! Fragmenter le regard. L’idée du fragment, ça a à voir avec l’enfance parce que un regard d’enfant c’est un regard qui va d’un point à un autre, [...] il ne cherche pas dans un paysage ce qu’il peut voir au moment même, il ne va pas chercher la cohérence d’un système intelligible ; les fragments c’est aussi la voie pour garder ou nourrir un regard d’enfant. […]

La peinture c’est d’abord ça : une façon pour le corps d’être au monde, littéralement ! Non pas le regard, pas les yeux, le corps tout entier. […] Le corps en peinture est complètement vivant. D’ailleurs, j’ai abandonné toutes les médiations entre moi et la peinture, je n’ai plus de pinceaux depuis longtemps, j’ai laissé tomber, je peins avec mes bras, mes mains, voilà c’est du toucher, c’est très, très physique même si on ne le voit pas […]. »*

* Robert Clévier, extrait d’un entretien avec Pierre-Henri Gibert, Paris, novembre 2012.

Robert Clévier est né en 1952 à Quimper. Depuis de nombreuses années il vit et travaille à Nantes.

Après des études à l’École Supérieure des Beaux Arts de Quimper et celle de Nantes, il part à l’étranger où il fréquente l’Académie Royale des Beaux Arts d’Amsterdam et l’École Supérieure des Beaux-Arts de Berlin. Après avoir parcouru l’Europe et ses musées, il s’attarde là où certains peintres tels que Cézanne, Corot, Manet ou encore Mondrian jeune se sont arrêtés avant lui.

De nombreuses années de collaboration avec des écrivains donnent lieu à des œuvres à « quatre mains » tels que Dionysos avec Julien Green, Dits de la jeune fille et de l’homme avec Eugène Guillevic, Front de taille avec Werner Lambersy et Résurrection avec Jean Guitton.

Une rétrospective lui a été consacré en 2003 dans le cadre du festival Les Grandes Heures de Saint-Emilion (Rétrospective 1993 – 2003. Peintures, encres et dessins). En 2004, il expose dans la chapelle du couvent des Minimes, patrimoine classé « Site majeur d’Aquitaine », à l’invitation de la ville de Blaye dans le cadre du programme d’éducation au patrimoine du musée du Louvre. Un documentaire sur l’artiste réalisé par Pierre-Henri Gibert est en cours de production.

Au lieu, 2, 2011-2012
acrylique sur toile, triptyque, 3 fois 65 x 50 cm
acrylic on canvas, triptych, 3 times 25 5/8 x 19 5/8 in
ransonnet jardins

Jean-Pierre Ransonnet

Jardins

EXPOSITION DU 14 SEPT – 27 OCT

Vernissage le vendredi 14 septembre à 18h30
Lecture de Jacques Bonnaffé à 20h30

Né en 1944 à Lierneux, dans les Ardennes belges, le peintre Jean-Pierre Ransonnet est un artiste comme il y en a peu. Fidèle à une démarche personnelle qui ne doit rien aux modes, il s’est initialement investi dans une exploration à la fois plastique et poétique autour du thème des lieux (de son enfance, de son adolescence) et des liens (rencontres, amis, proches).

À travers différents modes d’expression – dessins et peintures, photographies légendées, écritures – Jean-Pierre Ransonnet a ainsi dévoilé depuis le début des années 70 un travail original sur le temps, l’espace et le paysage. Membre du groupe belge d’avant-garde CAP (Cercle d’Art Prospectif) qui initia au milieu des années 70 une esthétique pluridisciplinaire basée sur le relationnel, Jean-Pierre Ransonnet a poursuivi par la suite un cheminement qui, progressivement, s’est élargi à l’exaltation totale de la peinture, entre abstraction et éléments figuratifs.

Ses thèmes de prédilection sont restés identiques: les forêts et les sapins, les paysages, les jardins, les figures humaines, qu’il traite avec un sens de la couleur tantôt sauvage et expressionniste, tantôt plus sensuel et serein, mais où la densité de la matière innerve le support, toile, bois ou grand papier.

Sous le titre Jardins, il présente à la galerie pascaline mulliez un ensemble d’œuvres récentes de grand et moyen formats. Elles sont nées de l’observation attentive par le peintre de son environnement immédiat, le jardin qui entoure son lieu de vie et son atelier. A différentes saisons de l’année, il s’est replongé dans son univers personnel, associant les éléments récurrents de son vocabulaire plastique à des variations chromatiques de couleurs, souvent exubérantes, pleines de vie et de sensualité.  [...]

Alain Delaunois  
Liège, juillet 2012

Jean-Pierre Ransonnet vit et travaille à Tilff près de Liège (Belgique). De nombreuses expositions et collaborations jalonnent son parcours et se concentrent autour de ces lieux de l’enfance, en Wallonie, en Ardennes.  À ses débuts, de 1971 à 1974, il participe aux activités de la galerie Yellow Now (Liège) laquelle entendait promouvoir des artistes s’écartant des supports traditionnels et explorant la photographie, le livre, le cinéma, la vidéo. Yellow Now expose alors entre autres Ben, Nyst, Annette Messager, les Leisgen mais se tourne progressivement vers l’édition et le cinéma. Avec Jacques Lennep, Jacques Louis Nyst, Jacques Lizène et Pierre Courtois, Jean-Pierre Ransonnet participe aux activités du groupe CAP (Cercle d’Art Prospectif, Liège) qui se situe dans la mouvance de l’art sociologique, précurseur de l’art dit « relationnel ». Puis, à la fin des années 1970, dans un contexte peu réceptif à l’art contemporain, il organise avec André Stas une série d’expositions à la Galerie du Cirque Divers (Liège) et fonde dans la foulée la Galerie l’A (Liège),  galerie associative regroupant des artistes partageant la même démarche artistique, et qu’il codirige jusqu’en 1987. Ce lieu devient un refuge pour toute une génération d’artistes gravitant dans un univers culturel liégeois qui tendait à s’essouffler.

Jean-Pierre Ransonnet enseigne à l’Académie des Beaux-Arts de Liège de 1986 à 2009. En 1990, il reçoit le prix triennal de Peinture de la Fondation Bolly-Charlier (Huy). En 1994, l’Académie Royale de Belgique lui décerne le prix Gustave Camus et en 2003, le Prix Joseph Albert pour l’ensemble de son œuvre. L’an dernier (2011) l’Espace « Les Brasseurs » à Liège (Belgique) et le Centre d’Art Contemporain « La Châtaigneraie » à Flémalle Haute (Belgique) lui consacrent une rétrospective.

Gallery Paris